SOUS-OFFICIER DE LA GENDARMERIE Moussa Carlos Kabia enfonce le général Abdoulaye Fall

Moussa Carlos Kabia, sous-officier de la gendarmerie à la retraiteLes fracassantes révélations du colonel Abdoul Aziz Ndaw sur le général Abdoulaye Fall font des émules. Moussa Carlos Kabia, sous-officier de la gendarmerie à la retraite, déclare ainsi que le général Abdoulaye Fall a été « chassé de son poste en charge de la légion sud de Ziguinchor pour malversations et vols de bétail». Il informe, par ailleurs, de sa décision de porter plainte contre le général Fall pour non assistance, alors qu’il faisait un début de cécité au cours d’une mission onusienne en RDC.

Sous-officier de la gendarmerie à la retraite, Moussa Carlos Kabia est titulaire de diplômes d’officier de police judiciaire et de nombreux autres titres professionnels et techniques. C’est en octobre 1975 qu’il arbore pour la première fois la tenue bleue pour une carrière de trente et une années de loyaux services. Moussa Carlos Kabia était aussi en mission de maintien de la paix en République démocratique du Congo en 2005, sous la férule des forces de police onusiennes (FPU) pour le compte du gouvernement du Sénégal. 
 
Et c’est en pleine activité professionnelle qu’il commença à avoir une vue floutée, suivie d’une cécité aujourd’hui totalement accomplie. 
 
Il s’est confié en exclusivité à Sud quotidien et sur les ondes Sud FM. 
 
«C’est après sept mois passés à la province du Kananga, en République démocratique du Congo, que j’ai commencé à avoir la vue floutée. J’ai été ensuite à Kinshasa pour des analyses plus approfondies, mais il n’y a pas eu de suite conséquente jusqu’à mon retour à Dakar en 2006».  
 
Polygame avec deux épouses et père de dix enfants, la soixantaine bien révolue, Moussa Carlos Kabia a mal et  est visiblement très amer d’avoir été négligé comme un malpropre et de voir son dossier de visite de fin de carrière égaré. «Comme je n’étais pas loin de la retraite, j’ai demandé mes dossiers pour une visite de fin de carrière en vain alors que j’en avais plein droit. J’ai interpellé le général (Abdoulaye Fall, Ndlr) à plusieurs  reprises, mais lui aussi  n’a pas donné suite à mes besoins. J’ai été négligé et abandonné», dixit ce natif de Saint Louis du Sénégal et ancien pensionnaire du lycée technique André Peytavin. 
 
Il appelle au demeurant les organismes de défense des droits de l’homme à l’échelle nationale comme internationale à se saisir du dossier.  «J’invite le président de la Ligue sénégalaise des Droits de l’homme, Me Assane Dioma Ndiaye, le secrétaire général de la RADDHO, M. Aboubacry M’bodji et le Forum Civil, à se saisir de mon dossier, car ce qu’ils m’ont réservé comme sort est injustement triste”. Et de formuler ce regret : “Si j’avais été pris en charge précocement on n’en serait pas à ce stade de cécité selon mon médecin traitant».
 
«Une plainte contre le général Fall»
 
Une plainte pour non assistance est en instance contre le général de corps d’armée, Abdoulaye Fall,  a ajouté Moussa Carlos Kabia. «Je vais incessamment porter plainte contre le général Abdoulaye Fall qui m’a abandonné. C’est injuste ! Il faut impérativement que le droit soit dit dans cette affaire. Je le tiens responsable moralement, professionnellement et pénalement de ce qui m’est arrivé, pour l’avoir sollicité de droit, à temps».
 
Interrogé au sujet des révélations faites par le colonel de la gendarmerie Abdoul Aziz Ndaw sur le général Abdoulaye Fall, Moussa Carlos Kabia invite le chef de l’Etat, Chef suprême des armées à veiller à l’instruction correcte et équitable du dossier. 
 
«Des officiers sont à l’écoute pour voir si le droit sera dit dans cette affaire ou pas. A défaut, ce pourrait être une menace pour la sécurité du président de la République, car le colonel Abdoul Aziz Ndaw n’est pas n’importe qui. C’est un juriste qui sait où mettre les pieds».
 
Et de souligner : «Etant commandant de la légion Sud à Ziguinchor, le colonel Abdoulaye Fall était mêlé à de nombreux scandales et de vols de bétail au point que le guide religieux de Taslima ait demandé son départ. Ce qui fut immédiatement fait. Lui et ses commandants de brigade d’alors fomentaient des coups graves à l’encontre d’honnêtes citoyens. Il est temps que le Chef de l’Etat remette de l’ordre dans cette corporation au sommet». 
 
Le sous officier-Carlos de faire observer que «le colonel Abdoul Aziz Ndaw n’a fait aucune faute militaire. Il n’ y a pas eu de désertion ni d’insubordination, ni de sabotage, ni encore de trahison ou d’espionnage, ni de rébellion.  A ma connaissance, ce sont là, pour l’essentiel les infractions purement militaires qui entrent dans le cadre des juridictions ordinaires à formation spéciale. Et en temps de guerre, les peines de ces infractions sont doublées ». Nos services ont tenté, en vain, de joindre le fils et porte-parole du marabout Khalifa Diaby.

Moussa DRAME

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