Soutien apporté aux étudiants : Y’ en a marre «s’inscrit» à l’Ucad

Indigné par les problèmes qui secouent l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad), le mouvement Y’en a marre mutualise ses efforts avec les associations des étudiants pour redonner à l’Ucad son image ternie.

Profitant de la conférence de presse de ce mouvement de contestation, les étudiants ont dévoilé une partie  des maux qui gangrènent le campus universitaire.

Fadel Barro, coordonnateur du mouvement, réitère son engagement et son soutien au combat des étudiants. «Je pense qu’il ne sert à  rien de condamner la violence des étudiants, d’attiser la flamme. 

La meilleure manière de les aider, c’est d’écouter leurs vrais problèmes et trouver  un chemin pour pouvoir l’éradiquer. A cet effet, le mouvement  appuie les étudiants pour trouver un consensus pour qu’ensemble qu’on  puisse interpeller l’Etat de façon directe. Nous avons fait une plateforme  à travers laquelle, on a  mentionné toutes les préoccupations», explique Fadel Barro. 

Par ailleurs, il regrette l’absence d’interlocuteur direct pour les étudiants. Or, dit-il, la majeure partie des gens qui parlent en leur nom, sont guidés par des intérêts partisans, claniques ou ne traduisent pas comme ils le souhaitent les  vrais problèmes.

Harassés par la succession des évènements et des réformes, les étudiants traitent leur ministre de tutelle d’être «incompétent pour pouvoir  prendre en charge» leurs doléances. En dernier ressort, ils interpellent «directement le président de la République pour qu’il se ressaisisse et trouve des solutions à nos préoccupations». 

«Nous estimons que la meilleure solution, c’est d’interpeller directement le président de la République. Nous remplissons tous les critères nécessaires pour être en licence. On n’a pas eu le baccalauréat en 2009 et 2010, y en a certains qui ont fait la section licence sur trois ans et d’autres sur quatre ans. Et il refuse de nous laisser passer en année supérieure c’est inacceptable», regrette  Moussa Faye, représentant des étudiants qui réclament un «Master pour tous».

Coordonnateur des nouveaux bacheliers, Mor talla Guèye liste leurs doléances.  «Toutes ces choses qui nous accablent sont issues des nouvelles réformes. L’orientation et les inscriptions en ligne ? C’est quoi cette politique ?

Tous les étudiants ne sont pas issus de la même zone pour avoir des notions sur l’internet. Il y a  entre nous, certains qui viennent du fond du Sénégal et ces  réformes ne les prennent pas en compte. La pire des choses, c’est que les autorités nous ont donné 15 jours pour s’acquitter de nos droits d’inscription et la majorité des dossiers  ont été écrasés à cause de la plateforme», déplore-t-il. 

En tout cas, Y’en a marre prévient que cette première rencontre constitue juste «une prise de contact». Il prévoit un autre plan d’actions comme l’organisation de journées de nettoiement au sein de l’Ucad, d’une conférence religieuse pour la paix au sein de l’université et une journée de rassemblement devant le Coud (Centre des œuvres universitaires de Dakar) pour tenter de ramener l’espoir dans l’enceinte universitaire. 

  • Écrit par  Marema DIOP

Stagiaire

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