Stade Senghor, Arène nationale, crise du judo,… : Mbagnick cède un champ de ruines à Matar Bâ

Les dernières sorties du Directeur technique national et du président de la Fédération sénégalaise de football sur l’état inquiétant de la pelouse du stade Léopold Senghor illustrent la manière assez informelle avec laquelle l’ex-ministre des Sports a géré la réhabilitation dudit stade.

Si on y ajoute l’Arène nationale toujours sans site, et la crise du judo, entre autres, c’est du coup de vraies «bombes à retardement» que Mbagnick Ndiaye a filées à Matar Bâ, qui reçoit le témoin ce lundi.

C’est ce lundi matin qu’est prévue la passation de services entre l’ancien ministre des Sports, Mbagnick Ndia­ye, et son remplaçant, Matar Bâ. Une cérémonie où l’ex-patron du sport sénégalais va léguer à son prédécesseur les dossiers de son Département. 

Mais il faut dire que Matar Bâ n’est pas du tout gâté, car c’est de vraies patates chaudes qu’il va hériter de la gestion de Mbagnick Ndiaye à la tête du Département des sports. Et parmi ces dossiers brûlants, il y a bien évidemment les travaux de réhabilitation du stade Léopold Senghor, toujours pas achevés. 

Un dossier encombrant qui a été remis sur le tapis ces derniers jours avec la sortie du Directeur technique national (Dtn), Mayacine Mar, suivie de celle du président de la Fédé foot, Me Augustin Senghor, qui ont tous les deux pesté en chœur sur l’état inquiétant de la pelouse du stade Senghor.

Des inquiétudes liées à la prochaine visite très redoutée (fin juillet) des inspecteurs de la Caf, mais surtout à la proximité du match des Lions contre l’Egypte, prévu le 06 septembre prochain à Dakar, et comptant pour la première journée des éliminatoires de la Can 2015.

Et si on sait que la tribune couverte attend toujours sa  nouvelle toiture, on mesure l’étendue du «désastre» causé par la mauvaise gestion de ces travaux par Mbagnick Ndiaye et son équipe qui ont osé annoncer comme deadline le… 15 août.

Forcing raté pour l’Arène nationale
Mais il n’y a pas que le stade Senghor. L’Arène nationale est aussi victime de la politique du «diviser pour mieux régner» prônée par l’ancien ministre pour faire avaler aux Pikinois la construction de l’infrastructure au Technopole. On connaît la suite avec cette farouche résistance des protecteurs de la nature qui ont dit Non !

Quittons le stade et l’arène pour monter sur le tatami, avec le judo plus que divisé et qui attend depuis des mois l’élection d’une nouvelle Fédération. Occasionnant ainsi un malaise au sein de la famille du Budo, comme en témoigne les résultats catastrophiques des derniers championnats d’Afrique de judo. 

On pourrait aussi citer d’autres zones de turbulences qui ont rythmé le magistère de Mbagnick Ndiaye, mais à ce rythme le nouveau ministre, Matar Bâ pourrait ne pas avoir assez de force pour honorer sa présence ce lundi à la cérémonie de passation. Comme pour dire, Monsieur le nouveau patron du sport sénégalais, il y a URGENCE !  

Écrit par Hyacinthe DIANDY

hdiandy@lequotidien.sn

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