Succession à Macky Sall : Aliou Sall « Certains me l’ont suggéré en privé mais… »

Que ceux qui pouvaient lui prêter une ambition Présidentielle, surtout celle de succéder au Président Macky Sall, déchantent ! Aliou Sall ne s’inscrit pas sur cette dynamique. Dans l’entretien qu’il accorde au journal panafricain  » Jeune Afrique  » à paraître cette semaine, le maire de Guédiawaye s’est voulu absolument clair dans sa réponse. Il n’est nullement intéressé par cette aventure.

« Certains me l’ont suggéré en privé. J’affirme ici que cela ne m’intéresse pas et que je n’y songe pas. » Aliou Sall de faire naturellement une précision de taille.

« Par contre, je continuerai à faire de la politique. Quand je vois l’opportunisme de certains leaders, je me dis qu’on n’a pas le droit de laisser faire ces guignols. Comme il lui est arrivé de le dire un jour, par défi, ce que l’on m’a reproché jusqu’en haut lieu, en politique, hormis le poste de Président, je ne m’interdis rien !

Revenant sur sa décision de briguer la mairie de Guédiawaye en 2014, Aliou Sall confie aux journalistes de JA que c’était sans l’assentiment de son frère.

« Quand je me suis lancé dans cette campagne, je n’étais pas soutenu par le Président Macky Sall, qui n’était pas enthousiaste du tout. C’est seulement lorsqu’il a compris que je n’allais pas reculer et que j’étais le principal atout sur place de l’Alliance Pour la République qu’il s’est rendu à entériner ma candidature. Mais cette victoire, je la dois d’abord aux militants de Guédiawaye et non à l’establishment de l’Apr ».

Concernant sa décision de se désister aux élections législatives de 2017, Aliou Sall évoquera l’implication du Président Macky Sall
« Non seulement j’avais l’intention d’être candidat, mais j’avais été adoubé par l’ensemble des acteurs politiques de Guediawaye. Un beau jour, le président m’a appelé pour me dire :

« Aliou, c’est bien beau, je sais que tout le monde est d’accord sur ta candidature, mais il faut que tu te retires. » Par la suite, mes adversaires, parmi lesquels quelques faucons au sein de mon propre parti, s’en sont donné à cœur joie en se disant qu’ils tenaient là une belle occasion de m’enterrer définitivement. Je n’allais pas passer outre une directive du président, mais j’ai tout de même bandé les muscles pour leur montrer que l’heure de ma mort politique n’avait pas encore sonné. »

Malick Dabo

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