Sur Jérusalem, le roi d’Arabie saoudite désavoue le prince héritier

Saudi Arabia's King Salman attends a banquet hosted by Japan's Prime Minister Shinzo Abe at the prime minister's official residence in Tokyo, Monday, March 13, 2017. Salman and hundreds of business leaders from Saudi Arabia are in Japan for talks Monday mainly expected to focus on economic ties. (Tomohiro Ohsumi/Pool Photo via AP)

Pas de plan de paix au Proche-Orient sans partage de Jérusalem. Cette position, conforme aux demandes des Palestiniens et aux paramètres de règlement du conflit défendus par la Ligue arabe et les grandes capitales européennes, a été réaffirmée durant le week-end par l’Arabie saoudite.

Dans des confidences à la presse soigneusement orchestrées, l’entourage du roi Salman a opéré une mise au point, après une série d’articles ces derniers mois suggérant que Riyad, dans un souci de rapprochement avec Israël et les Etats-Unis, pourrait lâcher le président palestinien Mahmoud Abbas sur cette question-clé.

« En Arabie saoudite, c’est le roi qui décide sur ce sujet, maintenant, et non le prince héritier, a confié un diplomate arabe de haut niveau à l’agence Reuters, à Riyad. L’erreur des Etats-Unis a été de penser qu’un pays seul pourrait forcer les autres à céder. Mais il ne s’agit pas de pression. Aucun dirigeant arabe ne peut faire de concessions sur Jérusalem ou la Palestine. »

Fin 2017, de nombreuses sources diplomatiques avaient rapporté que le prince héritier Mohamed Ben Salman, dit « MBS », fils du souverain et homme-orchestre du royaume, avait donné sa caution au plan de paix préparé par l’homme d’affaires Jared Kushner, le gendre du président américain Donald Trump, en quête de « l’accord ultime » sur ce dossier phare.

Selon des fuites convergentes, le texte envisagé par le trentenaire, qui avant d’être à la Maison Blanche était davantage spécialiste d’immobilier new-yorkais que de géopolitique proche-orientale, prévoyait la création d’un Etat palestinien fantoche, morcelé par les colonies juives qui ne seraient pas évacuées et avec pour capitale un simple faubourg de Jérusalem-Est.

Formaliser un front anti-Iran
Le New York Times, auteur de ce scoop retentissant fin 2017, et d’autres organes de presse, citaient même des diplomates arabes affirmant que le dauphin saoudien, âgé de 32 ans,…

Be the first to comment

Leave a Reply

Your email address will not be published.


*