Syrie: Il a traficoté avec l’EI, le groupe Lafarge mis en examen pour «complicité de crimes contre l’humanité»

La société Lafarge a été mise en examen en tant que personne morale pour financement d’une entreprise terroriste et complicité de crimes contre l’humanité dans le dossier de sa cimenterie syrienne, a précisé une source judiciaire.

Le cimentier Lafarge, accusé d’avoir financé des groupes djihadistes en Syrie, notamment Daech*, pour maintenir son activité en pleine guerre, a été mis en examen jeudi pour «complicité de crimes contre l’humanité», a appris l’AFP d’une source judiciaire.

Entendu jeudi par les trois juges chargés de cette enquête hors-norme, Lafarge SA, holding actionnaire majoritaire de la filiale syrienne Lafarge Cement Syria mise en cause, a été mise en examen également pour «financement d’une entreprise terroriste» et «mise en danger de la vie» des anciens salariés de l’usine de Jalabiya (nord).

La décision de mises en examen est conforme aux réquisitions du parquet de Paris, a précisé la source. Lafarge SA est soumis à un contrôle judiciaire comprenant une caution de 30 millions d’euros.

L’enquête concerne les conditions dans lesquelles l’entreprise, absorbée depuis par le suisse Holcim, a maintenu en activité son usine de Jalabiya en 2013 et 2014 dans une région du nord de la Syrie sous contrôle du groupe Daech*.

L’ex-PDG de la société, Bruno Lafont, et sept anciens dirigeants et cadres de Lafarge ont déjà été mis en examen.

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