Tambacounda – Lutte contre l’excision et le mariage des enfants : Le Rjpae veut impliquer les communautés

excisionTambacounda – Lutte contre l’excision et le mariage des enfants : Le Rjpae veut impliquer les communautés

 Abdoulaye FALL – (Correspondant)

Le phénomène de l’excision et des mariages des enfants est toujours de cours chez les populations de Tamba. Le constat est du Réseau des jeunes pour la promotion de l’abandon de l’excision qui organisait une rencontre suivie d’une marche de sensibilisation le lendemain pour mieux impliquer les communautés dans la lutte contre le fléau. Selon le coordonnateur du réseau, Filifin Bindia, son organisation travaille d’arrache-pied pour sensibiliser les communautés afin de mieux les impliquer dans la lutte qui reste un combat de tout le monde.

Des jeunes issus de différents mouvements ont communié ensemble pendant trois jours au Centre des œuvres catholiques. Ils discutaient et échangeaient sur les stratégies et techniques à adopter pour mettre fin à la pratique de l’excision toujours de cours dans la région. Le nombre de jeunes filles excisées ou données en mariage avant l’âge requis reste toujours élevé dans la région.

L’information est de Filifin Bindia, coordonnateur du Réseau des jeunes pour la promotion de l’abandon des mutilations génitales féminines et les mariages des enfants. Selon Filifin, l’excision qui est une convention sociale vieille de plusieurs milliers d’années constitue une grave violation des droits des femmes et des jeunes filles. Pis, elle leur cause beaucoup de problèmes sur le plan de la santé.

D’où, selon lui, toute l’urgence de fédérer les forces pour venir à bout du fléau. C’est pourquoi, explique-t-il, le Rjpae veut organiser une caravane qui va sillonner les différentes artères de la ville pour sensibiliser les populations et amener la communauté à faire sien le combat. Durant la caravane, il sera lancé des messages du genre «Arrêter la pratique», «C’est une violation des droits de l’Homme», «Moi jeune, je m’engage pour l’abandon de l’excision et des mariages précoces», entre autres.

Niakhalé Keïta, élément de la Croix-Rouge et jeune fille déterminée à combattre l’excision, dit s’engager dorénavant à investir les zones rurales pour mieux toucher les cibles.

«C’est dans ces milieux que le phénomène est le plus senti», explique-t-elle. C’est pourquoi, conseille la jeune fille, le cœur serré, il faut aller dans les zones où le phénomène se passe le plus pour sensibiliser les populations sur les conséquences de l’excision et des mariages des enfants.

«Je pense que ces populations n’ont pas la bonne information sur les conséquences de l’excision, raison pour laquelle elles continuent cette pratique.» Il faut leur expliquer la chose de fond en comble et leur faire écouter des témoignages de personnes victimes de la pratique pour mieux les faire reculer et les amener à abandonner la pratique, plus que néfaste pour la jeune fille. 
La procession a fait le tour de la ville avec une forte mobilisation notée chez les jeunes, déterminés à porter le combat pour l’abandon total de l’excision. 

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