Témoignage sur Cheikhul Khadim par Khaly Madiakhaté Kala (1835-1902)

Témoignage sur Cheikhul Khadim par Khaly Madiakhaté Kala (1835-1902)

L’histoire du Sénégal n’oubliera jamais ce génie exceptionnel qui marquera à jamais ses pages. Ce grand personnage était un juge hors pair, un poète et un témoin de son temps du fait qu’il était un des plus grands esprits produits par la littérature sénégalaise d’expression arabe de cette époque.

Il était un ami intime de père de Cheikhul-Khadim, de même que ce dernier a eu à apprendre quelques disciplines avec lui. Ce qui donne un grand poids à son témoignage. Il est rapporté de lui qu’il a dit un jour à Cheikh Ahmadou Bamba: «toi tu étais un fils devenu un père et un disciple devenu un maître ».il a aussi rédigé un poème à son endroit en disant:

De ma part à Ahmadou Bamba qui a laissé et oublié  tout ce qui est en dehors de Dieu jusqu’à devenir le maître de tous  les hommes  .

Il est un échappatoire, un refuge, un abri et un secours  pour tous ces gens quand la misère et le mal s’abattent sur eux.  

Ce grand poète a eu à faire un excellent poème pour décrire comment sont les disciples du cheikh Ahmadou Bamba. Ceci à travers un poème avec une cadence musicale très captivante. Voici les vers de ce poème:

Ils sont des personnes bien éduqués qui ont la bonne conduite de baisser leurs voix ainsi que leurs regards jusqu’à ce qu’on les prenne pour des malades.   

Qui ont besoins de médecins ou des pauvres qui cherchent des  donateurs d’aumônes désireux d’être récompensés par leur Seigneur    

Quand la discussion était engagé un instant entre nous je leur ai  demandé un service laborieux 

Considérant le service demandé très facile, ils ont pris des haches  résolument avec des mains fortes

Et ils se sont orientés vers un bosquet plein d’arbres avec des  branches touffues et fendues

Ils se sont disparus dans la forêt mais l’écho de leurs piques est resté entendu tels les épées de Badr le jour où la vérité du prophète [l’Islam] a éclaté.

Ils s’en étaient allés les pieds nus sans se soucier aucunement de la chaleur ou de l’épine mais seulement d’exécuter l’ordre.

Aucun d’entre eux n’a rencontré une femme étrangère à lui sans baisser ou tourner son regard.

Ils n’ont élevé leur voix que pour mentionner le Nom de Dieu Et ils n’ont retardé les prières, qu’elles soient obligatoires ou surérogatoires,

Je jure par Dieu que si leur maître leur avait ordonné de chasser les ennemis du pays ils auraient secoué toute la terre

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