TOUBA 2013 : AU SERVICE D’UNE INTROSPECTION NATIONALE
ACTUALITE, CONTRIBUTION Mardi, janvier 1st, 2013
Sunuker.com-Contribution Le déficit enregistré en encadrement de l’éthique et de l’humilité justifie, ou explique, l’escalade de la turpitude dans notre pays. Et confirme, par là même, l’accentuation des tentatives malhabiles d’une nouvelle mafia qui préconise que seuls les intérêts lucratifs et l’usage de la stratégie des affrontements demeurent, en somme, les uniques moyens de lutte.
Il est, donc, utile que l’Institution confrérique musulmane développe, sans délai et sans répit, une approche pour rétablir, dans le pays, une moralité saine. Parce que le délitement de l’autorité, la confusion des pouvoirs et la crise de confiance qui s’amorce pourraient générer, au sein de notre société, des plaies incurables.
L’ISLAM forme des citoyens éclairés. D’autant que l’enracinement de l’institution confrérique musulmane, sans aucun triomphalisme, reste un rubicond impossible à franchir. A condition que le mélange des genres, dans une totale mesure, soit combattu.
Notre pays démontre, à travers l’organisation de MAGAL et de MAOULOUD, l’excellence en pratique cultuelle et spirituelle. Sa capacité d’assimilation, son génie humain et sa détermination à faire de ses populations des fidèles exemplaires.
2013 est une année de rupture qui doit être marquée par la mort définitive de la délinquance politique qui ne vise, sans pudeur et sans éthique, qu’à transformer l’Etat en mafia.
Eloigner les causes génératrices de ligne de fracture morale et de traumatisme confessionnel fâcheux exige, assurément, une réelle prise en main de la situation. Et une mise en action d’un programme capable, à court terme, de permettre l’éradication de ces nuisances qui sont, en somme, de réels facteurs limitant du développement.
Nous lançons un appel à tous les croyants musulmans du SENEGAL, de bien se conformer, désormais, aux prescriptions islamiques. Car cette rigueur fait partie, effectivement, des nécessités induites par l’option placée dans l’ISLAM. « Toute conviction entraine des nécessités ».
La religion prohibe, de façon absolue, les moralités variables comme la corruption, la concussion, l’enrichissement sans cause….. En un mot, la prédation ou la prévarication.
Le degré atteint par la pratique de la prévarication et l’escalade, à un rythme galopant, de l’immoralité conduisent une Nation vers des ruines ; à la limite, étouffent un peuple et le réduisent à sa plus simple expression.
La religion musulmane, à travers l’enseignement de notre Guide CHEIKH AHMADOU BAMBA, est une offre qui élève l’homme ici-bas, le protège contre les risques de l’insécurité et le prédispose, enfin, à être plus homme.
Seulement, à l’heure où la « dé-mondialisation » s’amorce, les musulmans dont la religion constitue, en somme, une législation qui élimine tous les kystes de la déviance ou de l’enrichissement sans cause doivent, sans complexe aucun, dépasser la dictature entretenue par le manque de crédibilité. Et combattre, avec une grande abnégation, toutes les pratiques pouvant, à la limite, déboucher sur l’implantation d’une mafia.
Au moment où le SENEGAL s’engage à réduire le retard de développement qui caractérise le pays, il est inadmissible que la délinquance politique, génératrice avérée de la prédation, empêche la sauvegarde des équilibres. Elle utilise, comme procédés, la consolidation des rapports politiques axés, essentiellement, sur une expression radicale de la violence, de l’agitation et de la stigmatisation.
Lutter contre le désordre, limiter les risques de la déconstruction, soutenir l’éducation, promouvoir l’emploi, la santé et doter, après 52 ans de souveraineté, la Nation de moyens surs pour créer des richesses restent, aux yeux des populations, les seules actions qui vaillent.
Les autorités confrériques musulmanes, sans exception, entendent initier un règlement pour que l’ISLAM puisse, en tant que recours, assurer à chaque musulman citoyen une intelligence et une crédibilité qui l’aident à échapper aux manœuvres de la délinquance politique. Cette délinquance politique qui tend, malheureusement, à institutionnaliser la prédation en piétinant, sans nuance, l’éthique qui constitue, en ISLAM, une vertu cardinale.
Renforcer l’excellence et l’exemplarité du musulman est une priorité parce tout, maintenant, va en guerre contre l’ISLAM.
Au SENEGAL où l’ISLAM demeure un socle et un épais rempart, y encadrer la pratique musulmane pour consolider, de manière efficace, les pré-requis confrériques reste une fonction permanente. Détruire, par conséquent, les kystes qui participent de la nuisance générée par les moralités variables est devenu une tâche des Institutions Confrériques.
C’est pour cette raison que l’Etat du SENEGAL doit revoir ses politiques pour que l’équilibre indispensable au développement d’une Nation souveraine soit sauvegardé de manière sereine.
L’expansion des divertissements frelatés, la persistance des maladies à retentissement social, les relations contre nature et l’escalade de la pratique de la délinquance politique interpellent la Nation.
Nous, musulmans, devons prendre sur nous la responsabilité de bien combattre ces tendances dont la lourdeur prouve, malheureusement, que leurs effets mènent, sans conteste, l’homme vers la ruine. Donc, cette lutte va exiger de nous l’observation d’une distance critique pour que le désordre qui s’installe actuellement ne débouche sur une déconfiture de l’ordre social.
Le MAGAL 2013 arrive à point nommé. D’autant que l’Etat du SENEGAL, évoluant dans un contexte géopolitique et géostratégique incertain, a besoin d’équilibre et de paix. Pour que le socle national ne soit, en aucun cas, l’objet de destruction.
L’une des particularités de ce MAGAL 2013 est la structure de la communication. Celle déployée en amont présente, effectivement, une offre qui élimine toute velléité de starisation. Enseigne, avec rigueur et intelligence, des fondamentaux d’une moralité saine et écarte tout enthousiasme sans retenue. C’EST CELA AUSSI TOUBA.
Enfin l’ISLAM confrérique contribue, avec succès, à l’encadrement de la pratique de la Religion Musulmane, à l’épanouissement des musulmans citoyens sans « théocratiser » l’Etat. Et, aussi, en le préservant des risques incalculables d’un contexte politique incertain.
Le MAGAL 2013 arrive, assurément, à point nommé.
SERIGNE SIDY MAKHTAR MBACKE YALLA NA FI YAGG TE WËR
WAGANE FAYE
Professeur d’Anglais
Secrétaire Exécutif de CARED AFRIQUE
E-mail : ngenbale@hotmail.fr
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