Touba célèbre Serigne Souhaïbou MBACKE ce mercredi

Touba célèbre Serigne Souhaïbou MBACKE ce mercredi

Il est celui que l’on dépeint comme un «gardien de l’orthodoxie mouride».

Il est connu pour son franc-parler, son objectivité et son respect scrupuleux des prescriptions du Coran et de la tradition authentique : Serigne Souhaïbou Mbacké. Pour l’édition cette année, le magal sera célébré sous le signe d’innovations.

«La lecture du Coran et des déclamations de Khassaïdes vont rythmer la matinée de l’évènement», selon le Comité d’organisation, au sortir du Comité régional de développement (Crd) consacré à l’évènement. Il y aura aussi la cérémonie officielle en présence du gouvernement. Ce n’est pas par hasard si le magal coïncide, chaque année, avec le Ramadan. Venu au monde au cinquième jour de ce mois en 1918 à Touba, Serigne Souhaïbou est rappelé à Dieu dans les mêmes circonstances de temps et de lieu, c’est-à-dire en 1992, à l’âge de 74 ans.

Le plus célèbre de ses œuvres est sans doute «Qurratul- cAyni», ou «La Prunelle des yeux». Cet ouvrage en wolof traite du Fiqh, à savoir la pureté légale, la prière, le jeûne, l’aumône légale et le pèlerinage à la Mecque. L’ouvrage traite aussi du mariage, de la vie du couple et de tout ce qui s’y rapporte, de l’éducation des enfants, du divorce, de la prière mortuaire, de l’immolation.

Bref, tous les détails qui peuvent concerner la vie d’un musulman, y figurent : la thérapeutique, la vie conjugale, les activités professionnelles, la stérilité, le commerce, etc. La calligraphie est un domaine dans lequel il excellait et bénéficiait d’un don. La preuve en est qu’aujourd’hui, il est unanimement reconnu dans le milieu scolastique sénégalais un style qui en calligraphie est appelé «l’école de Serigne Shouaïbou».

Dans les recommandations de Serigne Souhaibou Mbacké revenait toujours une vertu capitale : la constance dans les bonnes actions. «Ne préfères jamais l’oisiveté et le repos, car ces deux n’engendrent guère le bien ; la gloire n’est obtenue qu’au prix de l’effort», disait-il.

Les témoignages recueillis auprès de sa famille sont unanimes : toutes les recommandations laissées par le saint homme se résument en la conformité à la Charia. Si le Daara de Serigne Shouaïbou est devenue célèbre, mieux une école de référence au Sénégal et même au-delà, ceci est lié à l’engagement personnel de son recteur.

Dirigé aujourd’hui par Serigne Mahmadane Bousso, c’est un creuset de toutes les connaissances religieuses et divines. On y apprend outre le Coran et les khassidas (poèmes de Serigne Touba) le Fikh, le Tajwid, entre autres. D’illustres personnalités de la communauté mouride y sont passées. «Les produits du daara créent d’autres daara à l’image Serigne Mame Balla Bousso», témoigne un maître.

Aujourd’hui, 25 ans après la disparition de Serigne Souhaïbou, son œuvre du saint homme est perpétuée par son Khalife, Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké dit Serigne Cheikh Say qui veille sur l’héritage familial.

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