Trafic de drogue : L’Ocrtis saisit 1 tonne 36 kg de brown en deux jours

L’Office central de répression du trafic illicite de stupéfiants (Ocrtis) retrouve l’essence de son existence. Ces derniers jours, ses agents n’ont pas chômé et affichent des résultats qui justifient la création de cette structure. Dans la nuit du lundi au mardi, ils ont mis la main sur 1 tonne 10 kg disséminés dans 21 sacs de 50 kg à Pout.

Depuis plusieurs jours, l’équipe opérationnelle de l’Ocrtis filait un trafiquant de drogue qui avait loué deux chambres dans les champs fruitiers de Pout et qu’il payait 75 000 francs la pièce. Après 48h de planque, l’Ocrtis a réuni toutes les informations qui justifient l’assaut.

Le présumé trafiquant a été arrêté à 00h 25mn. De nationalité malienne, Ibrahima Kanté, né en 1975 à Bamako, était couvert de ses activités de commerçant établi dans la capitale malienne. 

Mame Seydou Ndour, directeur de l’Ocrtis, a dévoilé sa prise lors d’un point de presse. Sous le crépitement des flashs, le mis en cause, qui trafiquait le brown, est mis à nu : Menotté, il est immortalisé par les photographes devant la drogue qu’il comptait écouler sur le marché.

Le commissaire divisionnaire savoure cet instant de gloire en soutenant qu’il n’est pas inconnu du fichier de la police. «Il n’est pas à son coup d’essai, selon les informations que nous avons reçues sur lui. Il est poursuivi pour détention et trafic international de drogue», informe le commissaire Ndour.

«Même son fournisseur a été identifié. Mais en raison  de l’enquête qui suit son cours», il se réserve de donner plus d’informations sur lui. 

4 millions pour corrompre la police
En dehors de cette saisie, les éléments du commissariat de police de Rufisque ont arrêté aussi d’autres trafiquants avec 260 kg de drogue semblable à celle en provenance du Mali.  Parmi ces quatre trafiquants interpellés par les éléments de l’Ocrtis, un est poursuivi pour trafic international de drogue et les trois autres pour complicité.

C’est au cours d’une opération que l’attention des policiers a été attirée par un comportement suspect des individus qui s’affairaient autour d’un camion. Au moment d’inspecter le camion, ils ont essuyé des coups de feu.  La police réagit.

Le chauffeur, qui a senti l’étau se resserrer autour d’eux, a  pris les clefs du camion avant de prendre la fuite en laissant derrière lui son apprenti, Baye Badiane Ndiaye, et un chargeur garni de 20 cartouches. 
Arrêté, l’apprenti est soumis à un interrogatoire serré  des limiers. Alors qu’ils n’ont pas encore fini de cerner les contours de ce trafic, le propriétaire de la drogue appelle, informe M. Ndour, pour rencontrer le chef de l’opération. 

Localisé à Kaolack, il lui propose la somme de 4 millions de francs  pour la libération de son «dealer» et du camion. Les agents de l’Ocrtis jouent le jeu en acceptant la proposition. Il envoie trois émissaires pour remettre à la police ladite somme. Au moment de la transaction, ils sont arrêtés et jetés dans le panier à salade. En définitive, ils seront poursuivis pour complicité de trafic  international de drogue.

  • Écrit par  Justin GOMIS

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