Trafic de migrants africains : «les diamants noirs» de la Lybie

*Sénégalais, Guinéens, Maliens ou encore Ivoiriens utilisés comme de  la marchandise  dans un « business  sordide » qui peut rapporter jusqu’à 1650 milliards de francs CFA*

C’est quand  leurs embarcations coulent en haute mer ou qu’ils disparaissent en masse que le monde entier s’en émeut et s’apitoie sur leur sort. Et pourtant, avant même qu’ils ne montent  à bord des embarcations de fortune, les jeunes migrants ouest-africains subissent des sévices d’une cruauté inouïe aux mains des trafiquants d’êtres humains sur les côtes libyenne.

Les responsables de ces actes inhumains sont des ex-milices pro-Kadhafi qui vendent et rachètent des humains comme de la marchandise, les parquent dans des enclos tel du bétail.

Le trafic de migrants est aujourd’hui le business le plus lucratif en Lybie, après la contrebande d’essence qui rapporte jusqu’à 1650 milliards aux trafiquants . Selon l’Organisation mondiale  pour les migrations (OIM), ils sont  entre 700.000 et 1 millions de migrants coincés en Lybie. Ils viennent du Sénégal, de la Guinée, de la Côte d’Ivoire, du Mali ou encore du Nigéria à être tombés aux mains des milices équipées d’armes lourdes dont des chars d’assaut.

Habituellement c’est  quand leurs embarcations coulent dans la  méditerranée, parfois provoqués volontairement par les passeurs, que la planète entière prend connaissance de leur sort. Sauf qu’avant même de réussir à monter à bord, ils subissent une torture inhumaine.

Dans le dernier numéro du magazine «Complément d’Enquête », France2 met  en lumière un commerce sordide dans lequel l’être humain est la marchandise et est moins bien traité qu’un animal.

Le reporter de la chaîne française parle «de migrants venus  de toute Afrique, achetés et vendus  comme du bétail avant même de réussir à franchir la méditerranée».  Cela se passe autour de Sabratha, Bani Walid, à 150 kilomètres des côtes,…[…]

Source Senenews

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