Trump et Erdogan s’appellent et évoquent la Syrie

Dans le contexte de l’aggravation de la situation sur la scène internationale, Donald Trump et Recep Tayyip Erdogan ont discuté par téléphone au sujet de la Syrie et se sont mis d’accord sur un point, a annoncé la Maison-Blanche.

Donald Trump a évoqué la «crise en Syrie» avec Recep Tayyip Erdogan, les dirigeants ont convenu de maintenir un contact étroit autour de la situation dans ce pays, a rapporté la Maison-Blanche suite à une conversation téléphonique entre les deux Présidents.

«Le Président Donald Trump a eu aujourd’hui une conversation avec le Président turc Erdogan pour discuter de la crise actuelle en Syrie. Les dirigeants ont convenu de rester en contact étroit sur cette situation», a indiqué le service de presse de la Maison-Blanche

Donald Trump a adressé mercredi à Moscou un tweet agressif, invitant les forces russes déployées sur le sol syrien à «être prêtes» à contrer les missiles américains, alors que les tensions  autour de la Syrie s’exacerbent. Il avait précédemment promis une réponse «forte» visant à faire «payer» le dirigeant syrien Bachar el-Assad et ses alliés, dont Moscou et Téhéran, pour la présumée attaque chimique de Douma du 7 avril.

La partie russe, qui rejette fermement les rapports sur l’attaque chimique, a mis Washington en garde contre «de graves conséquences» en cas de frappes sur le territoire syrien.

Riposte militaire en Syrie? Pour la Maison-Blanche, toutes les options sont sur la table

Les frappes aériennes évoquées par Donald Trump sur Twitter sont une des options, mais il en existe bien d’autres encore, a annoncé mercredi la porte-parole de la Maison-Blanche.

Les États-Unis n’excluent pas la possibilité de frapper les forces armées russes en Syrie dans le cadre de la réponse militaire envisagée à l’attaque chimique présumée dans la ville de Douma, a déclaré Sarah Sanders, porte-parole de la présidence américaine.

«Nous avons plusieurs options. Elles sont toutes en train d’être examinées, la décision finale n’a pas encore été prise», a-t-elle affirmé aux journalistes lors d’un point presse en réponse à la question de savoir si le Président Trump avait décidé de procéder à une frappe aérienne contre la Syrie. «Outre un tir de missiles, le Président envisage d’autres options de riposte contre la Syrie», a-t-elle ajouté.

Donald Trump croit toujours que de bonnes relations entre Moscou et Washington sont profitables au monde entier, a poursuivi Mme Sanders, ajoutant que le Président estimait toujours, malgré tout, que la Russie et la Syrie étaient responsables de l’attaque chimique prétendument survenue à Douma.

L’ancien conseiller du Département d’Etat sur la Syrie, Frederic Hof, suppose que les forces armées américaines frapperont le territoire syrien «entre 20h00 et 22h00 (02h00 et 04h00 heure de Paris)». M.Hof a souligné que le plus important n’était pas les frappes elles-mêmes mais ce qui se passerait après.

La chaîne CNN, se référant à ses sources, a de son côté estimé que les États-Unis et leurs alliés pourraient porter une frappe contre la Syrie pas avant la fin de cette semaine.

Donald Trump a menacé lundi de prendre des mesures militaires contre les autorités syriennes après le recours supposé à des substances toxiques dans la ville syrienne de Douma. Moscou a mis en garde Washington au sujet des graves retombées qu’aurait une frappe contre la Syrie, si des citoyens russes en étaient victimes. Mercredi, le Président a conseillé à Moscou de se préparer à une attaque américaine de missiles contre la Syrie. Il a indiqué sur son compte Twitter que ces missiles seraient «bons, nouveaux et intelligents».

Au cours des derniers jours, la situation en Syrie s’est sérieusement tendue. Selon les pays occidentaux, une attaque chimique présumée a eu lieu le 7 avril dans la ville de Douma, près de la capitale syrienne. La Russie a démenti les informations concernant une bombe au chlore qui aurait été larguée par les forces gouvernementales syriennes. Les militaires russes ont qualifié de fausses les photos de victimes de la prétendue attaque chimique à Douma publiées par les «Casques blancs» sur les réseaux sociaux. Moscou estime que l’objectif de ces «intox» est de protéger les terroristes et de justifier d’éventuelles actions extérieures.

Damas a qualifié les accusations contre l’armée syrienne liées aux armes chimiques d’ennuyeuses et de non convaincantes. La partie syrienne a plus d’une fois souligné que tout son arsenal chimique avait été évacué du pays en 2014 sous le contrôle de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC).

fr.sputniknews.com

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