Un ancien chef rebelle accuse le Général Fall…et Macky Sall : Le scandale touche le Palais…

6820374-10421545Les révélations faites par le Colonel Abdoulaye Aziz Ndaw, dans son livre « Pour l’honneur de la Gendarmerie sénégalaise » commencent à déterrer les anciens secrets des tombes du pouvoir. Et c’est un ancien proche du chef historique du MFDC, l’Abbé Diamacoune Senghor, mort à Paris le 13 janvier 2007, qui accuse nommément l’actuel président de la République Macky Sall. Dans un élément audio diffusé dans la presse hier soir, le chef rebelle Abdou Elinkine Diatta, proche collaborateur de l’Abbé Augustin Diamacoune, fait une révélation qui fait froid dans le dos.

«Le dossier Casamance, c’est effectivement une cagnotte de 50 milliards, qui a finalement divisé la présidence de la République en lobbying. Chacun avait ses bandits armés, infiltrés en Casamance. Le rôle de ces derniers, c’était de saper tout effort au retour de la paix. Je me rappelle à l’époque, il y avait un contentieux entre le groupe du Général Fall, Haut commandant de la Gendarmerie et celui du ministre de l‘intérieur qui est l’actuel Président sur le même dossier ».

De quel contentieux parle Elinkine Diatta entre l’ancien ministre de l’Intérieur président et le Général Fall ?

D’août 2003 à avril 2004, Macky Sall est ministre d’État, ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, porte-parole du gouvernement d’Idrissa Seck. A cette époque, le Général Abdoulaye Fall est Chef d’État-Major Particulier du Président de la République, Me Abdoulaye Wade. Il avait été nommé à ce poste le 22 septembre 2003. Et s’il y a eu contentieux entre les deux à cette époque, alors Wade devait n’est pas aussi étranger à ce scandale.

Rappelons que depuis fort longtemps, le même Abdou Elinkine Diatta avait décrié l’implication sournoise des généraux de l’armée sénégalaise dans la crise casamançaise.

Le 18 février 2010, il avait tiré la sonnette d’alarme. Et un quotidien de la place avait rapporté ses propos où il accusait les généraux de l’armée.

« Abdou Élinkine Diatta, ancien porte-parole du mouvement irrédentiste. Qualifiant Nkrumah Sané de «fanfaron» qui «n’a aucune influence sur les combattants», Élinkine dénonce le fait qu’il se vautre dans sa sécurité en France pour envoyer à la mort des fils de la Casamance et des militaires. Il critique aussi les sorties «sataniques» de certains «généraux» qui, pense-t-il, «s’ils devaient se retrouver au milieu du sifflement des balles n’opteraient jamais pour le conflit armé».

Doudou Andy NGOM pour xibaaru.com

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