Un couple américain plaide non coupable de maltraitance sur ses 13 enfants

Un couple américain accusé d’avoir maintenu captifs et affamés et d’avoir battu ses 13 enfants dans leur maison familiale en Californie a plaidé non coupable vendredi. David Turpin et sa femme Louise encourent des peines d’emprisonnement à perpétuité. /Photo prise le 4 mai 2018/REUTERS/Frederick

LOS ANGELES(Reuters) – Un couple américain accusé d’avoir maintenu captifs et affamés et d’avoir battu ses 13 enfants dans leur maison familiale en Californie a plaidé non coupable vendredi d’une dizaine de chefs d’accusation, dont torture, maltraitance sur enfants et séquestration.

David Turpin, 56 ans, et sa femme Louise, 50 ans, qui ont été traduits en justice devant la cour supérieur du comté de Riverside, à environ 85 kilomètres à l’est de Los Angeles, encourent des peines d’emprisonnement à perpétuité.

Les deux parents avaient été arrêtés en janvier à leur domicile de Perris, à une centaine de kilomètres de Los Angeles, après que l’un de leurs enfants, une fille de 17 ans, s’était échappée par une fenêtre du domicile et avait prévenu la police.

Sur les lieux, les policiers avaient découvert 12 autres enfants, âgés de deux à 29 ans, maintenus captifs dans une sordide maison familiale, à l’odeur nauséabonde. Certains des enfants étaient attachés à des lits.

David et Louise Turpin faisaient vivre leurs enfants dans des conditions immondes. Ils les attachaient à leurs lits pendant plusieurs semaines consécutives parfois, sans leur permettre d’aller aux toilettes, ne les laissant se laver qu’une ou deux fois par an et ne leur donnant pas accès à des soins médicaux.

Le couple achetait de la nourriture sans en donner à ses enfants. Il ramenait des gâteaux que les enfants pouvaient regarder mais pas manger.

Un porte-parole du parquet du comté de Riverside a annoncé que David et Louise Turpin avaient plaidé non coupable pour tous les chefs d’accusation vendredi et nié toutes les accusations.

John Hall a précisé que la prochaine audience aurait lieu le 5 octobre, pour une conférence préparatoire.

Les avocats de la défense n’ont jamais fourni d’explication sur les conditions décrites par les autorités.

Les parents avaient pu agir ainsi parce qu’ils avaient scolarisé leurs enfants à domicile, évitant ainsi qu’ils ne soient en contact avec d’autres personnes.

(Steve Gorman; Jean Terzian pour le service français)

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