Un homme atteint de l’hépatite E du rat à Hong Kong, une première

L’homme aurait été contaminé par des aliments souillés par des rats.

Un habitant de Hong Kong a été diagnostiqué avec l’hépatite E du rat. C’est le premier cas connu d’infection humaine par cette variante de la maladie. Le cas est apparu chez un patient âgé de 56 ans qui a subi une greffe du foie le 14 mai dernier à l’hôpital universitaire Queen Mary de Hong Kong.

Les premières analyses ayant démontré des résultats anormaux de la fonction hépatique, une seconde batterie de tests a prouvé que l’homme était porteur de l’hépatite E du rat.

Jusqu’à présent, il n’existait aucune preuve que la maladie pouvait être transmise par le rat à l’homme, selon l’université de Hong Kong.

L’hépatite E est une « une cousine très éloignée des variantes humaines de l’hépatite E », poursuit l’université. Selon l’Organisation mondiale de la santé, l’hépatite E touche près de 20 millions de personnes chaque année dans le monde. Elle est généralement transmise par l’eau contaminée.

«Une signification majeure pour la santé publique»
Selon les médecins, cet homme de 56 ans aurait été infecté par le biais d’aliments contaminés par des excréments de rats. Le quartier où il vit serait infesté par les rongeurs. Toutefois, des tests effectués sur place sur les excréments des rats ont donné des résultats négatifs pour l’hépatite E.

Les jours du patient actuellement traité à l’hôpital ne sont pas en danger. Cependant pour les chercheurs, cette découverte a « une signification majeure pour la santé publique ».

Comme dans d’autres villes dans le monde, le problème des rats dans l’ex-colonie britannique revenue en 1997 dans le giron de la Chine s’est aggravé ces derniers mois en raison de la persistance d’un temps chaud et humide. A la fin du XIXe siècle, la peste bubonique, transmise par les rats, avait fait des milliers de morts à Hong Kong et en Chine continentale.

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