Un navire chinois «chasse» un destroyer US des îles disputées des Spratleys

Le destroyer chinois Luyang s’est approché du navire de guerre américain Decatur près des îles disputées Spratleys, en mer de Chine méridionale, et l’a forcé à quitter le secteur. Suite à cet incident, la Chine a demandé aux États-Unis de cesser «immédiatement» leurs provocations en mer de Chine méridionale.

Un navire de la marine chinoise a «chassé» un destroyer américain qui effectuait une opération près des îles disputées des Spratleys, en mer de Chine méridionale, le forçant à manœuvrer «pour empêcher une collision», annonce la chaîne CNN, se référant à un porte-parole du Pacific Fleet de l’US Navy.

«Le destroyer [chinois] Luyang s’est approché du destroyer Decatur lors d’une manœuvre peu sûre et peu professionnelle près du récif Gaven, en mer de Chine méridionale», a déclaré Charles Brown, un porte-parole.

Selon lui, le navire de guerre chinois a mené une série de manœuvres «agressives», accompagnées d’avertissements au Decatur, lui intimant de quitter la région.

«Le Luyang est passé à moins de 41 mètres, c’est pourquoi l’équipage du Decatur a dû manœuvrer pour éviter une collision», a déclaré un porte-parole de l’US Navy.

Selon la marine américaine, dans cette région, son bâtiment «effectuait une opération visant à garantir la liberté de navigation à proximité des îles disputées.»

Le ministère chinois de la Défense a annoncé que le destroyer de la marine américaine était entré volontairement en mer de Chine méridionale, après quoi il avait été averti de quitter la région.

Suite à cet incident, la Chine a demandé aux États-Unis de cesser immédiatement leurs provocations dans la mer de Chine méridionale et a annoncé qu’elle considérait les actions de la marine américaine comme une violation de la souveraineté chinoise, a déclaré le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Hua Chunying.

«Nous exprimons notre opposition et demandons à la partie américaine de corriger immédiatement ses erreurs, d’arrêter de telles actions provocatrices afin d’éviter de nuire aux relations bilatérales, à la paix et à la stabilité dans la région», a-t-elle déclaré.

Une vaste partie de la mer de Chine méridionale qui contient des ressources en pétrole et en gaz est disputée entre la Chine, le Vietnam, les Philippines, Taïwan, l’Indonésie, la Malaisie et Brunei. Pékin, qui affirme que ces territoires appartiennent à la Chine «depuis l’antiquité», y érige des îles artificielles avec des aérodromes et des radars.

Les revendications chinoises sont qualifiées d’«infondées» par de nombreux pays. Pékin, à son tour, accuse les Philippines et le Vietnam d’utiliser le soutien des États-Unis afin d’attiser les tensions régionales.

En 2016, la Cour permanente d’arbitrage de l’Onu avait considéré que la Chine ne pouvait prétendre à une zone économique exclusive du fait de l’occupation de ces îlots artificiels.

fr.sputniknews.com

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