Un triste constat antidémocratique. Par Amadou Diop

Dans l’histoire de nos communes, il est rare de pouvoir déceler un quelconque changement positif notable chez les habitants.

Il est triste de constater par exemple que bien dans bien de nos communes, de changement il n’a véritablement presque jamais été question. Serait-ce parce que les populations ne sont véritablement considérés à leur juste titre qu’à l’approche ou durant les échéances électorales?

Nous aurions tort de ne pas l’inclure en tout cas parmi les multiples théories pouvant expliquer cela. Il est également triste de constater que chez ces populations il n’est jamais proposé un véritable programme de changement pour leur offrir une qualité de vie meilleure aussi bien pour eux que pour leur progéniture.

Ceci peut s’expliquer de différentes manières : d’antan, la population pour la majeure partie n’avait aucunement les moyens intellectuels de pouvoir choisir sur la base des propositions des politiciens le meilleur profil parmi tous les prétendants.

Le système de vote s’épanchait uniquement sur la capacité à faire de la propagande ou sur la capacité à acheter les consciences par le biais de l’argent. Cette période ne doit-elle pas être révolue aujourd’hui quand d’innombrables intellectuels pullulent dans nos communes , dans nos régions, dans nos départements.

La voix de l’intelligentsia n’a t-elle pas aujourd’hui davantage de raison et de force pour se faire entendre?

Cette période ne doit-elle pas être révolue quand la jeunesse est dans sa globalité la force majeure de sa population qui se doit non seulement de prendre sa responsabilité et guider le peuple mais aussi la seule alternative légitime pour mettre fin à un système politique aux abois et qui donne l’impression d’avoir délaissé certaines couches de la population.

Il est aujourd’hui à noter et statistiques à l’appui que dans le plus clair des communes, nul changement n’est à noter comme par exemple dans la Mairie de Grand Dakar. La jeunesse est délaissée voire ignorée et leur importance n’est sollicitée que durant les échéances électorales.

Pour lutter contre toutes ces tares, la jeunesse se doit de montrer l’exemple et s’engager patriotiquement pour faire bouger les choses mais aussi pour montrer cette maturité intellectuelle qui jadis pouvait faire défaut en l’utilisant comme argument phare contre tous ces politiciens intermittents dont on ne sent leur présence que durant les élections.

Il est plus que temps aujourd’hui, réveillons-nous, jeunesse de mon pays.

Amadou Diop,
Écrivain, Activiste politique

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