Une histoire de famille atterit au tribunal- Il viole, engrosse sa fille et risque 10 ans de prison ferme

10 ans de prison ferme, telle est la peine requise par le représentant du ministère public contre S. A Sène. Ce dernier a été attrait, hier, à la barre du tribunal des flagrants délits de Dakar pour pédophilie, viol suivi de grossesse. Délibéré le 23 août prochain.

Une fille a attrait, hier, son beau-père à la barre du tribunal des flagrants délits de Dakar pour pédophilie, viol suivi de grossesse. Et si en rendant sa décision le tribunal suit le Procureur dans son réquisitoire, le mis en cause risque de passer 10 longues années en prison. Il ressort des débats d’audience que la fille âgée simplement de 14 ans traîne avec une grossesse de 11 semaines.

Cependant, le mis en cause a nié être l’auteur des faits pour lesquels il est poursuivi. Mieux, il a soutenu que cette histoire a été montée de toute pièce pour le détruire. S’agissant des faits, la fille s’est rendue un jour à Toubà où elle était partie voir sa sœur.

C’est cette dernière qui a remarqué que sa petite sœur n’était pas en forme. C’est sur ces entrefaites, elle lui a demandé des explications avant que la fille ne passe à l’aveu. A l’en croire, c’est avec son beau-père qu’elle a eu à entretenir des relations sexuelles à trois reprises. Sur une question de savoir où est sa mère, elle a rétorqué que cette dernière est à Mbirkilane.

Mais, elle lui a fait part de la situation dès son retour et elle ne l’a pas cru. Malgré cela, une expertise a été ordonnée et le certificat médical atteste une défloraison et une grossesse de 11 semaines. Par ailleurs, le mis en cause S. A Sène qui a nié les faits a aussi soutenu que la fille est de mœurs légères.

« Sa maman n’est pas toujours à la maison. On a qu’une seule chambre où l’on passe tous la nuit. Je ne lui ai jamais dit de venir dormir sous la moustiquaire », a dit le vieux. Avant de poursuivre que cette affaire a été montée de toute pièce par la famille de la mère de la fille qui ne l’aime pas du tout. Sur ces intermédiaires, le prévenu a sollicité un test  ADN.

Pour sa part, le maître des poursuites est d’avis que le viol est constant. Et le certificat médical l’atteste à suffisance. Le parquetier a donc requis une peine d’emprisonnement de 10 ans de prison ferme. Un réquisitoire mal fondé selon la robe qui, a plaidé pour la relaxe au bénéfice du doute. Toutefois, l’affaire a été mise en délibéré pour jugement devant être rendu le 23 août prochain.

Cheikh Moussa SARR

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