UNE LONGUE LIGNEE DE MONARQUES DE LA REPUBLIQUE….

Abdoualaye wade«Le Loup vient et s’assied, les deux jambes dressées Par leurs ongles crochus dans le sable enfoncées. Il s’est jugé perdu, puisqu’il était surpris…. » (Extrait Alfred de VIGNY, la Mort du Loup)

Au Sénégal on a plusieurs Loups et tout un peuple surpris. Le chef de la Horde appelée BBY (Beeno Bokk Yaflu) l’est à coup sur car ayant eu le pouvoir juste en se baissant pour le ramasser. Les plus vieux Loups de la Horde politique sont eux ahuris de se réveiller encore dans les lambris du pouvoir. Ils ne sont pas plus surpris que les dinosaures qui se seraient réveillés en plein Central Park à New York. Tandis que Mbow-Unesco se prépare à leur couper la retraite en abaissant la limite d’âge pour prétendre au fauteuil suprême, le Loup en Chef cherche coalition-bis car n’étant rien sans la meute. Il a fêté le 5eme anniversaire de son machin appelé Alliance Pour Rien avec la présence remarque d’une bande de zombies comme Dansoko, Niasse, Landing et d’autres politicards amortis.

Et le Sénégal, après 53 ans d’indépendances « octroyées » des années 60, en est toujours a ce piteux état.

Prenons un moment de lucidité, ramassons notre courage à deux mains et passons en revue l’histoire politique du Sénégal après nos bons Rois Faidherbe, A. Goux ou autres guignols colons sous nos tropiques.

Cette revue de l’histoire du Sénégal, nous fera peut-être comprendre que le Sénégal est bel et bien une République Monarchique ou une Monarchie Républicaine. Dans tous les cas, un système plus monarchique que républicain, si ce dernier qualificatif a un sens quelconque pour nous autres africains du sahel.

* LES INDEPENDANCES DE 1960 OU LA DEPENDANCE MAQUILLEE

Le Fils de Diogoye et de Gnilane, le Père Leo, le Grammairien plus français que Pétain, De Gaulle, Giscard ou Bokassa, nous a parlé à longueur de discours de la suprématie de la culture française, avec la négritude en voile sur nos yeux. Nous avions alors écouté l’Etre plus que les Choses. Moi j’entendais haut et clair Senghor nous dire ave un sourire condescendant : « Cachez moi ce visage nègre que je ne saurai souffrir ! »

Dans ce Sénégal des premières heures des indépendances sans délivrance, la politique de négation de nos valeurs nous a ravalés au rang de sujets français. L’exception à la règle générale, c’est le statut de ces « heureux » habitants des « 4 Communes », qui, en bons et loyaux citoyens français de seconde classe, avaient même l’heur d’envoyer un dépité nègre à l’Assemblée Législative de la Première République Française. Blesss nam Diagne ! Les Badoloos du reste du pays, eux n’avaient que le droit de métayage sur les terres de leurs ancêtres. Et Vive la République !

Et depuis ces âges farouches, nos gouvernements en sont encore à hésiter sur le contenu de l’« acte III de la décentralisation », cette comédie pas drôle qui traine et traine pour donner aux vrais ayant-droits, les pouvoirs de gestion de leurs propres communautés de bas !

Senghor s’en est allé sans réaliser sa promesse du Barigo-junni (5000fcf/le quintal d’arachide !). Ce gouvernement s’émoustille sur ses misérables 250 Fr. /le kilo au producteur, 32 ans après Senghor.

Les dignes continuateurs des politiques macabres des geôliers de Shaykh Ahmad Bamba menèrent les paysans pendant 20 longues années. Le nègre est resté nègre aux yeux des blancs, malgré les efforts titanesques de paraitre autrement avec des hectolitres de défoliant, les redingotes et autre queues de pies. On célèbre la suprématie de la francophonie jusque bientôt

encore dans nos murs. C’est la preuve par mille de la trahison et la fuite éperdue de toute une élite devant ses responsabilités. Nous sommes tous devenus des champions de la négation de nos us et coutumes. Il est vrai que l’image que te renvoie le miroir de ton ennemi ne saurait être flatteuse.

Le Père Leo en bon sage abdiqua, quand il a senti le vent tourner. Il transféra unilatéralement Son Pouvoir à Son fils Abdou, l’homme aux « mains d’acier dans des gants de velours. » Senghor inventa l’expression, Abdoulaye Wade l’eut durement expérimenté à ses dépens ! Vive la République !

Dans la « République » de mes cousins Lebou, il y a certainement une « constitution » ou une charte que tout le monde accepte. Chez mes parents Mourides, Tidianes ou Layeene, il y a, à coup sur, une charte inviolable qui encadre les règles de fonctionnement de leurs communautés. Les citoyens administrés y vivent bien, je crois, car personne n’a eu le besoin de faire une révolution pour tripatouiller ces chartres fondamentales de gouvernance.

Dans la République de Senghor, Abdou, Wade et Macky, il ya aussi une Constitution qu’on place comme cela, au dessus de toutes les autres citées plus haut. Cette charte la fonde la suprématie des pères fouettards, la France de Marianne, qui distribue des coups de fouets par-ci, des médailles de l’Ordre National du Coq Gaulois par-là ! Cette Loi Fondamentale, nous l’avons si tripatouillée qu’elle ressemble au fromage du Corbeau ! Mon ami le Professeur Serigne Diop, éminent constitutionnaliste, s’y perdrait à coup sur ! Laissons-le se perdre dans ces « paxi well » et reprenons notre fil …d’Ariane pour revenir à l’histoire des successions au trône de notre Res Publica.

* LES 20 ANNEES D’ENFER DU FILS DE LEO-POETE, NDIOUFA-FMI-BM (1981-2000)

senghor-diouf-wade

Leo parti après nous avoir fait chanter tout l’été, vint alors le FMI avec Abdou-Poigne d’Acier (hors du Gant de Velours !). Ce binôme d’enfer, avec la Banque Mondiale comme maestro, va nous faire danser la gigue pendant vingt autres longues années. Tout y passe. Les Nouvelles Politiques Agricoles, Economiques et le Plan Triennal Glissant, toujours en dérapage incontrôlé ! (tarxiiiss)

D’échelonnement en Ajustement Structurel, l’économie nationale s’en est allée en lambeaux comme du reste la dignité des couches les plus pauvres. Dans ces politiques de tâtonnement et de coupes sombres, c’est toujours le pauvre qui trinque à la bonne santé des suppôts du régime et de Satan ! Abdou, avec le FMI à ses basques, a continué infailliblement à faire du deugeural, vérité des prix et respect des « indicateurs de performance » obligent.

Il était si décidé et anxieux d’avoir la bonne note du FMI et de la Banque Mondiale, qu’il a simplement oublié une vérité crue : tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se brise. Le peuple Sénégalais, rassemblant ce qui lui restait de dignité, a fini par ajuster Abdou pour le remettre à la bonne disposition de France-mère…

Abdou, comme son père Leo, s’en est allé, tout heureux, plus humble et avec l’honneur suprême de servir le maitre toubab en promouvant sa langue au détriment de celle du Ndiambour. Il n’est pas encore Académicien mais ne désespérons pas pour lui. La France mère peut toujours avoir de la reconnaissance pour ses dignes serviteurs, surtout s’ils sont des blancs aux masques de négre.

Avec Ndioufa Fils de Leo, finit le règne de la Dynastie des pères de l’Indépendance. Vive la République.

* VINT ALORS MAME LAYE, LE LIBERAL QUI LIBERA LES PIRES INSTINCTS.

Il est venu et a vaincu. Douze années plus tard il a été lamentablement vaincu par lui-même avec l’assistance de ceux qui avaient envoyé Ndioufa en France. Ave Caesar !

Le peuple applaudit quand il parut, même si à la place de l’enfant du cercle on avait un vieillard qui tenait toujours debout.

Il vint lui aussi avec une armée de sénégalais bien décidés a faire du Sopi que nous crions a tue-tête dans tous quatre coins du Sénégal, dans les quatre communes et devant la ..plèbe, contente d’avoir enfin un sauveur ! Laye Wax ci !!!!!

Je ne m’étendrai point sur les Waderies et leurs conséquences désastreuses sur nos mœurs. Toutes ces tares inhérentes à la civilisation occidentale qui éclosent comme des champignons sur sol fertile, ont été semées depuis plus de 40, arrosées par les régimes précédents et bien entretenues par le régime actuel. Oui Dakar ne dort plus, comme New York, Paris, Las Vegas ou Los Angeles, les capitales du vice sous toutes ses formes. Les blessures que la politique de Mame Laye a infligées à notre dignité déjà malmenée par ses prédécesseurs, ont fait de lui le Président le plus aimé et le plus haï à la fois de l’histoire politique du Sénégal.

Le plus aimé car il a su cristallisé le besoin de changement profond que le peuple sénégalais ressentait après les souffrances sous Senghor et Diouf. Il s’est présenté comme cet homme du changement mais sans une politique de changement.

Le plus haï car il a simplement remis aux calendes Jola, principes, promesses et morale et, comme les bandits qui ont enfin ouvert les coffres-forts de la banque Wells Fargo, ils se sont précipité sur le magot tant convoité ! Comme quoi Yoonu yokkute ak Yaxx n’est le monopole du 3eme héritier de Wade. Idy, Ex-futur 4eme Président me confirmera sur ce point. C’est lui qui parlé de milliards, de bandits et de partage !

Les problèmes de partage arrivèrent comme prévus et les bandits se sont mis à se mitrailler. Jungle de trappes, avenue de peaux de banane, coup de Jarnac, ils en firent tant et si bien qu’au coup de minuit ils étaient tous KO debout, le pays avec.

Mes compatriotes auront certainement et enfin bien compris que toute la querelle entre les trois fils Wade-Seck-Sall c’est comme les voleurs et l’âne de la fable.

Les deux premiers se sont mis à se taper comme des charretiers qu’ils ont oublie le 3emme larron qui est sorti du Maquis, pour se saisir du fromage ! (ah, je confonds les fables, mais comme disent les compatriotes du Cousin Obama, you know what I mean !)

Toujours est il que le premier voleur croupis en prison, le second a perdu toute sa crédibilité et le 3eme nous engage sur le sentier tordu des 3 Y….

La chute du Père-Laye a mis en selle un fils qui va juste continuer une des branches de la dynastie. Et Vive la République

* LE REPUBLICAIN-EN CHEF, SANS BOUSSOLES, NOUS PLANTE EN PLEIN DANS LE BOURBIER, DEUK BI NGIRO

Avec les trois précédents rois du Sénégal, Leo Diogoye, Laye-Wax ci, et Ndioufa-ma Deugeural, la politique avait au moins une finalité, qu’on y adhère ou pas.

Avec Senghor, c’était clairement du « volez l’argent du peuple mais au moins donnez l’impression que vous travaillez.» Nous avions alors des Ministres qui fêtaient des dizaines et quinzaines de milliards déjà en 1974.

Avec Ndioufa, c’était du « volez et enrichissez-vous, nous mettrons tout sur le compte de l’Ajustement Structurel. Et pour masquer le forfait il avait publiquement demande aux voleurs de la génération Senghorienne du PS, de ramener l’argent et de l’investir au moins au Sénégal ! Volez, volez, mais bouffer le ici et non dans les paradis fiscaux. Il a son compte la sombre histoire

d’une cargaison d’or qui a « mystérieusement disparu », l’extirpation d’H. Habré du Tchad avec l’avion présidentiel

Avec Laye-la Science, la philosophie directrice de l’action était « volez tant que vous

pouvez car vous n’aurez pas 40 ans de règne. » Et les affamés se sont précipités sur le magot

et chacun s’est empiffré à tel enseigne qu’ils ont tous attrapé une indigestion de milliards,

fictifs ou réels. Les uns le digèrent dans les prisons récemment requinquées pour

milliardaires arrogants, les autres jouent aux pauvres ou se cachent derrière des guides

religieux en attendant des cieux moins orageux.

Avec Borom 3Y, (Yookk Yaxx ak Yaflu), on met en prison des gens pour sources des revenus non claires ; Ensuite, on affirme mine de rien que ses biens sont licites et proviennent des mêmes sources que les premiers accusés. Enfin, on demande au peuple de patienter jusqu’à la fin de son règne (en 2017 ou 2019) pour faire l’enquête sur ses richesses. Mais puisqu’au Sénégal on ne poursuit pas les Ex-Présidents par sutura, la conclusion coule de source que les actes commis par notre Président, avant et pendant son règne, ne feront l’objet d’aucune poursuite judiciaire. Il est même possible que je lui prête l’avion de commandement pour aller se balader, histoire de se chercher un point de chute digne d’un Ex. !

* DE L’ECHEC LAMENTABLE DES SYSTEMES PASSES ET PRESENTS : LA NOUVELLE ALTERNATIVE

Si ce qui précède était une fable, on aurait pensé à tirer les leçons de l’histoire.

Dans une réalité aussi triste que la situation du Sénégal, il faudrait peut-être dresser les perspectives de sortie du bourbier dans lequel Yoonu Sankku ainsi que tous les Yoon précédents, nous ont mis.

Au delà du caractère dynastique de la transmission du pouvoir de Senghor à Macky, il demeure quelques faits saillants du « Gang des 4 » que nous avons l’obligation morale et citoyenne d’analyser de façon objective ;

1. Tous se sont déclarés des Républicains de pure crue, d’où la Nécessité Urgente de redéfinir ce qu’est une République pour nous Sahéliens

2. Tous ont été élus par des Partis Politiques qui rejettent la race, les religions et l’ethnie, en somme, toute identité propre des individus ou des communautés de base. Ce type d’organisation est taillée à la mesure de la philosophie de LA charte fondamentale inspiré du droit français qui lui-même est d’inspiration du système de valeur de la civilisation romaine.

3. Dans les normes occidentales, tous les présidents élus par nous autres citoyens sont des intellectuels de haute facture.

4. Le système, mis en place depuis et bien rodes dans le fonctionnement fait que les Gouvernés sont toujours Gouvernés, i.e. trainés et trempés dans toutes les sauces. La dernière sauce est un nouveau machin indéfinissable que j’appelle, faute de mieux,

« Tuddee ful ». Traduisez en bon sérère comme « ce qui n’a pas encore de nom » ou bien pensez à la maladie du même nom.

Le Citoyen vigilent aura certainement déjà compris qu’aucun des critères 1 à 4 n’a jamais

assuré, n’assure et n’assurera jamais le développent de la majorité. Il a été conçu par et pour

une élite.

Aujourd’hui, le système occidental, avec toutes les valeurs intrinsèques qu’il véhicule, a atteint ses limites partout en occident et dans le monde dominé. Les tribulations inquiétantes de ce monde d’aujourd’hui sont les signes de cette déchéance.

Il aura donc compris, ce citoyen digne que l’heure d’une Nouvelle Alternative pour une plus grande Solidarité, un Rassemblement toujours plus détermine pour une Unité plus sincère est bien ce qu’il nous faut à tous.

Cette Nouvelle Alternative sera résolument Sénégalaise et Africaine. Ce modèle et cette vision ont fait leurs preuves contre le colonisateur et toutes les coalitions des chapelles du capitalisme organisé, moderne ou ancien.

Cette Nouvelle Alternative sera une voie que nous pouvons allégrement emprunter sans besoin d’aller tous les jours courber l’échine a Paris, Londres ou Washington pour demander des directives et la permission de voyager ou de manger notre couscous national!.

Cette Voie est en nous tous, dans nos familles et nos communautés malgré les débauches d’énergies, de stratagèmes et duperies pour nous dévier de ce sentier de la dignité et de la conscience de soi ! Cette Nouvelle Alternative ne sera pas en redingotes. Elle ne sera pas en queue de pie et cigares. Elle ne s’embrumera point de l’éther des liqueurs des salons du pouvoir et de ses ramifications.

Nous présenterons en détails dans nos prochaines livraisons, NASRU, cette Nouvelle

Alternative pou la Solidariste, le Rassemblement et l’Unité

Mame Mor Nasru, New York, USA

Be the first to comment

Leave a Reply

Your email address will not be published.


*