Une vingtaine de morts dénombrés de par le monde

meurtre-raciste-florenceL’année 2014 n’a pas été des plus fastes pour la communauté sénégalaise vivant à l’extérieur. Une vingtaine de compatriotes ont trouvé la mort dans plusieurs pays à travers le monde. Une série noire notamment relevée aux États-Unis, En France, au Maroc, en Espagne, en Gambie, en Côte d’ivoire…

Dans la foulée, d’autres Sénégalais vivant à l’étranger se sont illustrés en commettant des homicides contre des compatriotes notamment.

A n’en pas douter, l’année 2014 qui vit ses derniers jours a été des plus sombres pour la communauté des Sénégalais vivant en terre étrangère. Une longue série macabre ponctuée par une suite d’homicides relevés dans différents pays, allant des Usa (où il a été noté le plus grand nombre de victimes) au Maroc, en passant par l’Espagne…

Des homicides qui, il faut le rappeler, ne sont pas le fait d’actes ciblés contre les Sénégalais. Tout au moins, il ressort de l’analyse des différents cas dénombrés que la source du mal contre ces victimes, pour la plupart des immigrants travailleurs, a pour noms, violence urbaine, actes racistes voir xénophobes.

6 Sénégalais abattus au pays de l’Oncle Sam 

Le plus lourd tribut a été relevé dans le pays de l’Oncle Sam où six Sénégalais ont succombé dans des circonstances diverses, après avoir été tué avec usage d’arme blanche ou d’arme à feu.

C’est le cas du Sénégalais Mamadou Thialy Ngom, 44 ans. Caissier de son état dans un magasin de Menphis, (Usa), sis dans le bloc 4200 de Galles, il a été découvert sans vie, derrière son comptoir. Il avait été froidement abattu dans la nuit du 22 au 23 décembre par son ou ses bourreaux qui sont repartis avec le contenu de la caisse.

A sa suite, un autre Sénégalais du nom de Cheikh Amy Diop, 41 ans, a quasiment connu le même sort. Établi à Rock Island depuis 1991, il a été poignardé dans la nuit du jeudi 25 au vendredi 26 décembre dernier, à la suite d’une rixe avec une bande de jeunes noirs américains.

Originaire de Touba, il a été poignardé par ses bourreaux qui lui reprochaient de fréquenter une de leurs petites amies. Blessé, Cheikh Amy Diop a tenté de poursuivre ses assaillants. C’est alors qu’il a reçu un second coup de couteau qui ne lui a laissé aucune chance de survie. Autre victime notée au pays de l’Oncle Sam, le sieur Abdou Salam Cissé.

Âgé d’une cinquantaine d’années, il avait assisté à une bagarre entre deux individus. C’est en cherchant à les séparer qu’il a été violemment atteint à la nuque par l’un des deux antagonistes. Sous le poids du coup reçu, le Sénégalais titube et s’affale lourdement et sa tête s’écrase violemment sur le trottoir et se fracasse. Il y a perdu la vie.

Dans le courant du mois de novembre dernier, c’est en Louisville, une localité située dans l’État du Kentucky, (Usa) qu’un autre Sénégalais est tombé. Il s’agit du jeune taximan Pape Thiam, 31 ans, qui vit aux Usa depuis plus de 10 ans. Marié à une épouse établie à Londres, il a été mortellement atteint par trois balles, le dimanche 16 novembre dernier, vers 20 heures, alors qu’il conduisait son taxi. Il a rendu l’âme à l’hôpital.

La police a par la suite mis la main sur trois adolescents âgés entre 15 et 16 ans. Cette longue liste macabre de Sénégalais établis au pays d’Obama est allongée par la mort de cet autre Sénégalais : Maodo Marème Kane. Âgé de 44 ans et natif du quartier de Grand Médine (Dakar), il exerçait le métier de taximan aux États-Unis, où il a émigré en 1996. A l’instar de son compatriote Pape Thiam, (également taximan), Maodo Marème Kane a été abattu à bord de son taxi par son bourreau muni d’une arme à feu.

Un meurtre survenu au moment où le Président sénégalais entreprenait une visite aux Usa à l’occasion du 1er sommet Afrique-États-Unis. Ce n’est pas tout. Le 12 mars 2014, un autre taximan sénégalais : Mamadou Diop est abattu à bord de son taxi.

Le drame est survenu à Cincinnati, peu après minuit sur Baltimore dans le nord de Fair-month. Quelques heures après, la police a mis la main sur les meurtriers. Il s’agit de Dakeith Pleseant, 24 ans et Keyawhan Love, 20 ans.

Charles Paul Alphonse Ndour symbole de crimes ignobles perpétrés au Maroc contre des Sénégalais

Au royaume chérifien, le sort des Sénégalais y vivant n’est pas des plus enviables. Plusieurs d’entre eux ont trouvé la mort dans différentes villes marocaines, Rabat Fès, Tanger… C’est le cas du natif de Joal, (Sénégal). Charles Paul Alphonse Ndour, 26 ans. Il a été sauvagement égorgé à Al Irfan, un quartier situé dans la banlieue de Boukhalef à Tanger, au nord du Maroc. Le drame fait suite à un incendie entre de jeunes marocaines et une communauté d’Africains.

Deux Marocains ont par la suite été arrêtés par la police. Autre Sénégalais tué au royaume chérifien : le jeune boulanger sénégalais, Pape Ismaïla Faye, 31 ans. Originaire du quartier de Khar Yalla (Dakar), il a été tué dans la ville de Tanger, précisément à la gare routière d’Al Kamra, à la suite d’une altercation avec un Marocain. Celui-ci n’avait pas apprécié le voir assis à côté d’une Marocaine, dans un bus en partance pour Fez, pour les besoins d’un pèlerinage. De ce différend, le Marocain s’est armé d’un couteau à l’aide duquel il a planté trois coups au Sénégalais.

Un à la tête, un à hauteur de la bouche et un troisième en pleine poitrine. Le meurtrier qui était entré en cavale sera finalement arrêté par la police marocaine. A ce drame, s’ajoute celui survenu dans la ville marocaine d’Essaouira. La victime sénégalaise : Serigne Bassirou Mbacké Diouf 26 ans, natif de Guédiawaye, roulait à bord de sa moto, lorsqu’il a été fauché par un automobiliste.

En Côte d’ivoire, deux «gorguis» tués respectivement par un policier et un procureur 

Au pays de la lagune Ebriée, la communauté sénégalaise y résidant n’a pas échappé à cette série noire. Plusieurs Sénégalais, communément appelés en Côte d’ivoire, les «gorguis» y ont perdu la vie.

C’est le cas, le 19 septembre dernier, avec le meurtre du jeune Fodé Diouf. Il a été abattu au quartier d’Adjamé, (Abidjan) par un policier ivoirien. Les deux hommes se disputaient une fille. Au cours de leur bagarre, le policier a dégainé son arme et a tiré à bout portant sur le Sénégalais atteint à la poitrine.

Les autorités judiciaires ivoiriennes ont jugé qu’il n’y avait pas lieu de poursuivre l’affaire. Restons au pays d’Alassane Ouatara pour signaler le meurtre d’un autre Sénégalais d’origine cette fois-ci. Il s’agit du jeune Malick Habib Fall, 32 ans, tué dans la nuit du 24 au 25 décembre, jour de la célébration de la fête de Noël.

Le drame était survenu au quartier de Cocody. Il a été tué par le procureur ivoirien, Jean Paul Kouassi, en fonction à Abidjan, à la suite d’une banale dispute. Le procureur muni d’un pistolet à tirer à bout portant sur sa victime qui a été mortellement atteinte au bas ventre.

Cheikh Amadou Tidiane Ba et Oumar Ly sauvagement tué au Gabon et en Centrafrique

Au pays d’Aly Bongo, c’est dans la capitale économique gabonaise que le mal est plus perceptible. Port gentil capitalise l’essentiel des homicides perpétrés contre les Sénégalais. Dans cette ville, nos compatriotes vivent encore le spectre du crime sauvage commis contre le natif de Diourbel, (Sénégal), le sieur Cheikh Amadou Tidiane Ba, 36 ans.

Il a été retrouvé inerte dans les locaux de la post bank, baignant dans une mare de sang. L’enquête de police avait permis de savoir que le défunt avait été tué dans la nuit 6 au 7 avril 2014, par une bande de cambrioleurs qui lui avaient asséné des coups de marteau sur la tête. Mort, ils ont ligoté ses mains avec un turban adhésif et lui ont attaché les pieds à l’aide d’un T-shirt avant de l’abandonner sur place.

En mars 2014, la découverte du corps sans vie d’un commerçant sénégalais Mamadou Diaw, retrouvé mort dans sa boutique, avait ému plus d’un au sein de cette communauté sénégalaise du Gabon.

Dans cette ville de Port Gentil, pas moins de six Sénégalais y ont été tués en l’espace de 2 ans. A quelques kilomètres de là, en Centre Afrique précisément, un autre Sénégalais y a perdu la vie. Il s’agit du jeune Oumar Ly, originaire de Kanel (Sénégal). Il a été abattu par balle près de la mosquée de Bangui, (la capitale centrafricaine) où les musulmans sont la cible des miliciens anti balakas. Dans le même sillage, un autre Sénégalais a perdu un bras, après avoir reçu un coup de machette.

France Ablaye Camara abattu par la police

Dans l’Hexagone, le meurtre du Sénégalais Ablaye Camara abattu par la police française a fait couler beaucoup d’encre. Âgé de 31 ans, il a succombé aux balles des policiers du commissariat central de la ville du Havre. Habitant le village de Gabou (département de Bakel au Sénégal), il a été atteint de dix balles tirées par deux limiers. Les policiers ont qualifié leur acte de «cas privilégié de légitime défense». Toujours en France, la communauté sénégalaise a eu à déplorer la perte d’un des leurs. Tafsir Banda Fal. Il avait été mortellement fauché par sa femme dénommée Ramata Marico qui se trouvait à bord d’un véhicule. Il est mort sur le coup. L’enquête de la police avait révélé que les deux époux étaient en instance de divorce.

Espagne, cinq Sénégalais meurent au cours d’un accident de la circulation

L’Espagne a été marqué par la mort, courant septembre dernier, de cinq Sénégalais : Mor Guèye, Bara Ndiongue, Mouhamed Ndao, Modou Ndiaye, Ibrahima Diagne. Ceci à la suite de la collision de leur véhicule de tourisme, une Peugeot 307 avec un semi-remorque sur la Route nationale 340 dans la ville d’Alcala de Xivert (Castellón). L’accident s’est produit au kilomètre 1028 de la Nationale 340 en vers Barcelone.

Tchad –  Kaltoum Ndiaye poignardée par sa coépouse belliqueuse

Kaltoum N’diaye, 34 ans, ce nom tristement connu des Sénégalais est celui de la Sénégalaise tuée à N’djaména (capitale du Tchad) par l’ex-femme de son mari tchadien qui l’avait asséné plusieurs coups de couteau qui l’ont perdue. De père sénégalais et de mère burkinabé, elle venait de rejoindre son époux au Tchad. Le couple habitait au Quartier de Andjari Salam

D’autres Sénégalais vivant à l’étranger se sont illustrés en commettant des homicides

A l’opposer des Sénégalais tués en terre étrangère, d’autres Sénégalais ce sont tristement illustrés en commettant des homicides notamment contre des compatriotes. C’est le cas à Nice où un Sénégalais d’origine a tué ses deux enfants âgés de 5 et 2 ans, avant de se suicider. Le drame est survenu dans le courant du mois de mars dernier, à la rue Rouget de l’Isle. Dans la région de l’île de France, en Seine-et-Marne précisément, une Sénégalaise a défrayé la chronique en tuant sa fille avant de se suicider. Âgée de 35 ans, elle a été retrouvée morte dans un lit. Selon la «ladepeche.fr» qui a livré l’information, «la mort remonterait à plus d’une semaine», les corps ne portaient pas de traces de violence et la porte de l’appartement avait été retrouvée fermée de l’intérieur.

Largué par sa copine italienne, Gora la poignarde à mort

Sénégalais établi en Italie, Gora Mbengue 27 ans, avait été arrêté par la police italienne pour avoir tué son ex-copine dénommée Véronica Valenti, courant octobre 2014. Gora n’avait pas supporté d’être largué par sa copine. Il l’avait conviée à une rencontre. Lorsque celle-ci lui a ré-affirmé qu’elle ne voulait plus être avec lui, il s’est acharné sur elle avant de lui asséner plusieurs coups de couteau.

Abdoulaye DIEDHIOU

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