UNICEF – Femmes mutilées génitales : Plus de 130 millions de victimes

Malgré les efforts de sensibilisation et de répression, les femmes ayant subi une mutilation génitale se comptent par dizaines de millions, selon le dernier rapport de l’Unicef.

En Afrique et au Moyen-Orient, le nombre de femmes ayant subi une mutilation génitale ou une excision dépasse les 130 millions de victimes. Ce chiffre est de l’Unicef. Dans un communiqué rendu public, l’organisation onusienne continue de tirer la sonnette d’alarme en invitant les Etats à agir sur les causes de ce fléau.

«Le mariage précoce, qui s’accompagne pour ses victimes de son lot de préjudices et de privations toute leur vie durant, est encore plus répandu.

Dans le monde entier, on estime actuellement à plus de 700 millions le nombre de femmes mariées pendant leur enfance. Plus d’un tiers d’entre elles (soit quelque 250 millions) l’ont été avant l’âge de 15 ans.

 En moyenne, une adolescente court aujourd’hui environ un tiers de moins de risques qu’il y a 30 ans de subir des Mgf/E (mutilations génitales féminines/l’excision) », renseigne l’Unicef. 

Pratiques en recul
Comme conséquences, se désole-t-elle,  «les filles mariées avant l’âge de 18 ans risquent davantage d’être déscolarisées et de subir des violences domestiques».

Par ailleurs, le rapport indique que «les adolescentes sont plus exposées à des complications lors de la grossesse et de l’accouchement que les femmes âgées de 20 à 30 ans. Elles ont plus de risques de mettre au monde des enfants mort-nés ou qui décèdent au cours de leurs premiers mois d’existence». 

Toute­fois, l’organisation qui lutte pour la promotion des droits de l’enfant dans le monde a constaté que «ces pratiques sont en recul depuis trois décennies, même si le nombre de filles mariées pendant leur enfance pourrait, lui, rester stable (à plus de 700 millions) jusqu’en 2050, du fait de la croissance démographique».

En Afrique, des pays sont cités en exemple en matière de lutte contre de telles mutilations. Au Kenya et en Tanzanie, se réjouit  l’Unicef, le taux de prévalence a baissé de deux tiers sur la même période, grâce à la législation ainsi qu’à des actions communautaires. En République centrafricaine, en Iraq, au Liberia et au Nigéria, ce taux a été divisé par deux. 

  • Écrit par  Birame FAYE

biramefaye@lequotidien.sn

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