VIH« CE QU’IL FAUT POUR UN ACCÈS FACILE AUX SOINS »

Président du Réseau national des associations de Personnes vivant avec le VIH (PVVIH), Ciré Lô, fait le plaidoyer pour la disponibilité et l’accessibilité de la charge virale. Qui constitue, a-t-il souligné, à l’occasion de la journée mondiale contre le Sida, « un élément déterminant dans le suivi du traitement. » Aussi, a-t-il suggéré, il faut « qu’il n’y ait plus de ruptures des réactifs afin de permettre aux médecins traitant de prendre les décisions idoines à temps. »
Il urge, a-t-il par ailleurs indiqué que « les PVVIH et leurs familles (soient inscrites) dans la Couverture maladie universelle (CMU), pour un accès facile aux soins. »

« L’agence de la CMU, qui est en bonne voie pour mettre en place un dispositif de prise en charge des PVVIH doit mettre en place un paquet de soins spécifiques pour les personnes affectées », a-t-il détaillé, plaidant que « la riposte contre l’infection VIH ne doit pas se limiter à la médicalisation (car) il ne s’agit plus d’une simple administration d’antirétroviraux aux personnes infectées. Et, l’accompagnement des PVVIH s’impose dans leur trajectoire de soins. »

43 mille personnes séropositives ont été enregistrées au Sénégal, en 2017. Avec « 29% des personnes vivant avec le VIH ne connaissent pas encore leur statut dans notre pays », selon les estimations du Dr Safiétou Thiam, la directrice exécutive du Conseil National de Lutte contre le SIDA (CNLS), le Sénégal présente des indicateurs loin de traduire l’atteinte des résultats escomptés, à la veille de la date butoir fixée en 2020 pour les objectifs des 3 ’’90’’ (90 % des personnes touchées par le VIH devront connaitre leur statut. 90 % des personnes diagnostiquées comme porteuses du VIH devront avoir reçu un traitement anti rétroviral. 90 % des personnes sous traitement antirétroviral devront avoir une charge virale indétectable).

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