Viol suivi de grossesse : Comment Sène, un jeune maître coranique, a abusé de M.B. (16 ans)

Au tribunal des flagrants délits de Dakar, il ne se passe un jour sans qu’un cas de viol ne soit jugé. Ce matin encore, une affaire de viol a été attraite à la barre.

Étonnant est  ce cas de viol suivi de grossesse qui a été appelé  à la barre. Il s’agit d’un jeune maître coranique accusé de viol avec violence ayant entraîné une incapacité temporaire de travail de 15 jours. Et comme si cela ne suffisait pas, on apprend que les faits ont eu lieu dans la maison même de la victime.

En effet, tout  est parti de la plainte de Malick Ndoye, père de la victime. Ce dernier, alors qu’il s’adonnait à son travail a été informé par son épouse  du cas de viol de son enfant M.B.ND.

Acheminé à hôpital, le médecin confirme l’acte sexuel.  Ainsi, c’est au chemin du retour que le nom du présumé violeur a été prononcé  par la victime qui n’a pas cessé de le désigner comme coupable de cet acte ignoble.  Ayant eu vent de cela ce dernier tente de s’évaporer dans la nature mais après  une  course poursuite, il a été  appréhendé  avant d’être  transporté à la brigade de Rufisque.

Face aux enquêteurs, il conteste les faits  tout en déclarant que le jour des faits, il était à Yoff. Des déclarations qu’il a réitérées à la barre du tribunal des flagrants délits.

Séne balaye d’un revers de main les faits qui lui sont imputés et jure sur tous les saints qu’il n’a jamais vu la fille. Avançant l’avoir, pour la première fois, le jour de son interpellation. Interrogé sur sa fuite, il avance que c’était pour échapper au lynchage vue que le père de la victime l’avait accusé de vol.

Née en 1999, M.B.ND déclare connaître parfaitement son bourreau.  Elle raconte ainsi sa mésaventure au juge, indiquant que Sène est venu chez elle, un vendredi.

« J’étais couchée tranquillement dans ma chambre. Et Séne a escaladé le mur  pour me retrouver dans la chambre.  Et comme cela ne lui suffisait pas, il m’a bâillonnée et ligotée à l’aide d’un couteau,  avant de me violer.  Alors subitement j’ai vu des taches de sang« , conte la fille.

Malgré ces déclarations, le Procureur souligne dans son réquisitoire que les faits sont constants, les conjonctions sexuelles ont été bel bien exercées sur la personne de M. B.  Car, durant l’enquête la victime  a fait état d’un individu de forte corpulence et de son signe distinctif qui est une boule à la tête.

Pour cela, il a sollicité de le déclarât coupable et une condamnation de deux ans ferme. Un réquisitoire que la défense a jugé injuste. Selon la défense, il n’existe aucune preuve pour asseoir la culpabilité du prévenu. Ainsi, la relaxe pure et simple du prévenu a été plaidée.

Le délibéré sera rendu  le 20 septembre prochain.

Be the first to comment

Leave a Reply

Your email address will not be published.


*