VIOLATION DES DROITS HUMAINS Amnesty blâme la police

Tortures, sévices, bref violation des droits humains. En conférence de presse, l’organisation de défense des droits de l’homme dénonce le comportement des forces de sécurité.amnasty inter

Au Sénégal, c’est l’impunité de la police, semble dire Amnesty International qui dénonce la complaisance de nos autorités devant les exactions policières. Tortures, sévices et violences physiques sont des pratiques courantes au pays de la Teranga. Et ils sont très –trop- souvent le fait des forces de sécurité, a révélé Seydi Gassama qui dénonce aussi l’absence de poursuites contre les coupables présumés, même en cas de décès des victimes.

L’usage abusif de la force par nos agents de la force publique «n’est pas souvent suivi d’enquêtes effectives» et «les responsables de ces actes sont rarement traduits en justice», s’est désolé M. Gassama. Le secrétaire exécutif d’Amnesty international-section Sénégal a recensé 28 cas d’actes de sévices et tortures entre 2007 et 2013 dont 4 cas de bavures policières sous le régime de Macky Sall.

Pour preuve, Seydi Gassama a évoqué, entre autres, les cas des tortures mortelles à Kédougou et à Mbacké. Même s’il se dit satisfait des mesures promises par les autorités sénégalaises en matière des droits humains, Gassama estime qu’il doit y avoir un contrôle du citoyen pour surveiller le respect des droits humains. Amnesty a appelé à plus d’efforts en matière de corruption, de concussion, à la bonne gouvernance et au contrôle des armes et aux libertés individuelles.

Le niveau de violence utilisé par la police montre ce qui se passe lorsque des policiers peu formés et mal supervisés reçoivent l’ordre d’utiliser la force –et sont encouragés à l’utiliser sans modération–, en sachant qu’ils risquent peu d’être identifiés puis poursuivis pour les violences qu’ils commettent. Mais, faudrait-il le rappeler qu’au Sénégal, plus d’une vingtaine de policiers et gendarmes sont en prison pour meurtre ou encore abus de pouvoir. Entre 2000 et 2013, 15 civils ont perdu la vie dans les commissariats de police et les casernes de gendarmerie pour torture.

Mouhamadou BA

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