VIOLENCES SEXUELLES BASEES SUR LE GENRE Le Hcr pour une action concertée

Le Chef de Bureau Sénégal du Haut-Commissariat pour les Réfugiés (Unhcr) a lancé un appel en faveur d’une action collective pour mettre fin aux violences sexuelles basées sur le genre. Bamba Boubacar a lancé cet appel hier, mardi, à la cérémonie de clôture de la campagne des 16 jours d’activisme contre ces formes de violence.femmes_violences_sexuelles

Un monde sans violences sexuelles basées sur le genre, tel est le souhait exprimé hier, mardi, par le Chef de Bureau Sénégal du Haut-Commissariat pour les Réfugiés Sénégal (Hcr), Bamba Boubacar. Prenant part à la cérémonie de clôture des 16 jours d’activisme contre cette forme de violence, Bamba Boubacar a plaidé un engagement collectif de toutes les nations pour mettre fin à ce fléau qui affecte près de soixante millions d’individus, en majorité des femmes, à travers le monde.

A l’en croire, aucun pays n’est épargné par ces violences sexuelles sexistes basées sur le genre, y compris le Sénégal qui pourtant dispose d’un important arsenal juridique visant à l’interdire. «C’est un phénomène qui touche toutes les nations. C’est vrai que la manifestation est lente et l’ampleur varie d’une nation à une autre. C’est un acte qui est lié à la nature humaine et souvent à l’éducation ou la perception de manière générale. On rencontre ce phénomène au Sénégal, il faut le reconnaitre et c’est pourquoi nous continuons à faire la sensibilisation», a-t-il indiqué. A ce titre, il préconise une démarche collective intégrant toutes les nations en vue de venir à bout de ce fléau.

Cette année, c’est le milieu scolaire que le Hcr a choisi pour dérouler cette campagne de communication sur la lutte contre ces formes de violence, organisé en collaboration avec l’office africain pour le développement et la coopération (Ofadec). Portée sur le thème : « Sécurité à l’école : enseignants et élèves unis, pour un espace scolaire libre de violences sexuelles et basées sur le genre», cette communication, décrétée chaque année pour amplifier la lutte contre ces formes de violences a duré près de 16 jours.

Sur les raisons motivant le choix porté sur ce milieu d’apprentissage, le Chef du Bureau de liaison Hcr Sénégal a indiqué que c’est pour permettre aux élèves et aux enseignants d’intégrer la notion de lutte contre la violence basée sur le genre et le sexe dans leurs tâches quotidiennes.

«Nous savons que les élèves sont l’avenir d’une nation. L’école est le creuset qui prépare les dirigeants, leaders pour l’avenir. Et s’ils sont bien formés, bien sensibilisés, on gagne en impact dans la lutte contre les phénomènes dans les années à venir», a-t-il déclaré.

Venu présider la cérémonie d’ouverture de cette manifestation au nom du ministre de l’Intérieur, Mouhamadou Moustapha Thioune, directeur des libertés publiques a salué cette démarche du Hcr et notamment le choix porté sur le milieu scolaire qui, selon lui, regroupe les enfants issus de toutes les couches sociales. Invitant à plus de vigilance, il a condamné toutes les formes de violences à part, celle légitime, exercée par la puissance publique dans l’intérêt général.

A ce titre, rappelant quelques avancées réalisées par le Sénégal dans la promotion de l’égalité des chances entre femmes et hommes, en citant notamment la nomination d’une femme à la tête de la Police nationale, comme gouverneur de Région et à la tête du Conseil Economique Social et Environnemental, etc. Mouhamadou Moustapha Thioune plaide pour une application des textes punissant cette pratique. «C’est bien d’avoir des textes de loi, c’est encore mieux de les appliquer», a-t-il conclu.

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