Voyage à Jérusalem : Sidiki Kaba s’explique enfin «la diplomatie ne se fait pas à Sandaga»

Le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Me Sidiki Kaba, avait fâché les autorités palestiniennes après qu’il s’est rendu, le 28 mars dernier, à la mosquée d’Al-Aqsa de Jérusalem-est, sous protection de la police israélienne.

Dans une déclaration publique, le ministre de l’Information israélien avait déclaré «inacceptable» ladite visite de Sidiki Kaba. «Cette visite est à la fois une violation du consensus de l’Oci et un événement dangereux dans lequel les relations sénégalo-palestiniennes ont été compromises», avait-il dit. Avant d’exiger des excuses des autorités sénégalaises.

«La politique étrangère ne se fait pas au marché Sandaga», a tenu à clarifier d’emblée Me Sidiki Kaba, interrogé par la Rfm. Avant de préciser : «C’était une mission d’État» qu’il a exécutée pour l’intérêt du Sénégal.

Me Sidiki Kaba est revenu sur les remous suscités par son déplacement à Jérusalem où on l’avait pris en photo se recueillant sur le Mur des Lamentations, Refusant d’entrer dans les détails, le Garde des Sceaux qui a réaffirmé son appartenance à la religion musulmane, a martelé que «la diplomatie ne se fait pas sur la place publique». 

Me Sidiki Kaba est revenu sur son déplacement à Jérusalem qui avait suscité la polémique au Sénégal, surtout après avoir été aperçu se recueillant devant le Mur des Lamentations, symbole le plus sacré du Judaïsme.

«Sidiki Kaba est un musulman ? Je ne réponds pas à ceux qui parlent sur cette question-là », a-t-il d’emblée déclaré, répondant aux questions des journalistes. Selon lui, il n’a jamais posé aucun acte allant dans le sens de faire douter de son appartenance à la communauté musulmane.

Revenant sur le tollé suscité par son port lors de son déplacement à Jérusalem où il s’était recueilli au Mur des Lamentations, Me Kaba explique que la diplomatie à ses réalités qu’il n’est pas donné à tout le monde de maitriser : «Les missions d’Etat, sont des missions qui obéissent à la politique étrangère du président de la République. Quand nous sommes à Jérusalem où quand nous sommes ailleurs, nous répondons aux missions d’Etat. Ce n’est pas une mission personnelle, mais c’est une mission qui est au service de la nation».

Et de conclure ce sujet : «La diplomatie ne se fait pas sur la place publique, la diplomatie ne se fait pas à Sandaga. Et ceux qui veulent en pénétrer les secrets, ils n’en sauront absolument rien»

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