Washington octroierait jusqu’à 2,2 milliards de dollars pour armer les rebelles syriens

Le Pentagone dépenserait jusqu’à 2,2 milliards de dollars pour l’achat d’armes de style soviétique destinées aux rebelles syriens, selon une enquête menée par des journalistes d’investigation.

Le Pentagone octroiera jusqu’à 2,2 milliards de dollars destinés à l’acquisition d’armes et de munitions de style soviétique pour les rebelles syrien, selon les résultats d’une enquête conjointe du Projet de reportages sur le crime organisé et la corruption (OCCRP) et du Réseau du journalisme d’enquête des Balkans (BIRN).

L’OCCRP affirme que le Pentagone a engagé «toute une armée d’entrepreneurs et de sous-traitants», allant de groupes militaro-industriels jusqu’à des firmes liées au crime organisé. Face à l’incapacité des fabricants des Balkans et de l’Europe de l’est, qui fournissent déjà des armes en Syrie, à satisfaire à la demande, le département de la Défense américain s’est tourné vers des fournisseurs du Kazakhstan, de Géorgie et d’Ukraine et a simplifié ses exigences relatives à la qualité.

Les armes, selon les enquêteurs, sont transportées par mer et par terre d’Europe vers la Turquie, la Jordanie et le Koweït. Puis à bord d’hélicoptères ou de camions, elles sont acheminées aux alliés des États-Unis dans le nord et le sud de la Syrie.

Les documents, en revanche, ne contiennent pas d’informations qui indiqueraient directement le destinataire. Une telle pratique menace de réduire à néant les efforts internationaux visant à combattre le trafic d’armes, selon des experts.

Selon le rapport, les achats massifs d’armes ont débuté en septembre 2015 sous Barack Obama. Vers mai 2017, le Pentagone aurait déjà dépensé plus de 700 millions de dollars pour l’achat de fusils d’assaut Kalachnikov, de lance-roquettes antichar, de mortiers et d’autres armes. Plus de 900 millions encore y seront consacrés d’ici à 2022 dans le cadre d’un contrat, et encore 600 millions ont été prévus par le budget ou demandés par l’administration Trump. Jusqu’à 2,2 milliards de dollars sont ainsi prévus par le Pentagone pour armer ses alliés syriens, selon le rapport.

À en croire des milliers de documents d’achat, vers mai 2017, le SOCOM (Special Operations Command) des États-Unis aurait acheté à la Bulgarie, la Pologne, la Roumanie, la Serbie, l’Ukraine, la République tchèque, le Kazakhstan, la Bosnie et Herzégovine des armes et munitions pour un montant de 238,5 millions de dollars. 172 millions y seraient consacrés dans l’exercice financier 2017. En outre, l’administration Trump a demandé ou prévu à ces fins dans le budget de 2018 encore 412 millions de dollars.

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