YORO DIA : « POURQUOI CELA VA ÊTRE COMPLIQUÉ POUR OUATTARA »

Acquittement Laurent Gbagbo : Pourquoi cela va être compliqué pour Ouattara La décision des juges de la Cour pénale internationale (CPI), ordonnant la mise en liberté immédiate de Laurent Gbagbo, ancien président ivoirien, n’arrange pas du tout la situation de l’actuel président, Alassane Ouattara. Telle est l’analyse de Yoro Dia. « Le président Alassane Ouattara est dans une situation très inconfortable lui-même, décortique le journaliste et analyste politique, contacté par iRadio. Cela veut dire que même avant la décision de la CPI. Il n’a pas pu gérer son héritage, trouver un dauphin pour qu’il puisse gagner la présidentielle en 2020 et assurer ses arrières. » Gbagbo complique la situation Aujourd’hui, poursuit-il, « Gbagbo complique la situation. » Face à cela, il ne serait pas surpris, soupçonne-t-il, que « pour sauver son héritage et assurer ses arrières, Ouattara tente le coup du troisième mandat. » Ce qui, de l’avis de Yoro Dia, « serait fort malheureux. » Par contre, ajoute le journaliste, « même s’il ne tente pas le coup du troisième mandat, « Il (Ouattara) risque aujourd’hui de fédérer Henry Konan Bédié, Laurent Gbagbo et éventuellement Guillaume Soro contre lui. Si cette situation arrive, même s’il est candidat, cela va être compliqué mais s’il n’est pas candidat, celui qu’il va présenter, n’a aucune chance contre une pareille coalition. » A travers l’acquittement de Laurent Gbagbo, selon Yoro Dia, « la CPI dit à la Côte d’Ivoire qu’elle refuse de faire une sorte de légitimation judiciaire, que la raison du plus fort n’est pas toujours la meilleure. Donc, la CPI dit carrément que c’est un conflit politique, c’est un conflit électoral ivoirien qui a mal tourné mais qu’elle n’a aucune preuve que Gbagbo soit au centre des massacres qu’il y a eu lieu. » La CPI, une épée de Damoclès « La CPI, indique-t-il, est très utile parce qu’aujourd’hui, c’est une sorte d’épée de Damoclès qui pend au dessus de la tête des dirigeants africains, en matière électorale. C’est pour ça, qu’on a pu avoir des élections normales au Congo, au Kenya et que récemment en Côte d’Ivoire, on a pu avoir des élections sans qu’il n’y ait risque de massacre. Il faut rappeler que la CPI se substitue à des pays dont le système judiciaire est défaillant. Si ce système fonctionne, la CPI n’a pas sa place. »

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