Zoom sur les 10 meilleurs attaquants africains du Mondial 2018

Si les premières prestations des sélections africaines présentes au Mondial 2018 ont été décevantes, sauf celle du Sénégal, on espère toujours voir briller ces dix attaquants sur les pelouses russes. Une sélection forcément un brin subjective…

Les attaquants africains sont nombreux à avoir marqué l’histoire de la Coupe du monde. Le plus emblématique d’entre eux est sûrement le Camerounais Roger Milla. Le « vieux lion» a autant frappé les esprits pour ses performances (4 buts lors du Mondial 1990), son âge (buteur le plus âgé d’une Coupe du monde à 42 ans en 1994) et sa danse chaloupée devant le poteau de corner pour célébrer ses réalisations. Après lui, d’autres grands noms du football africains ont brillé lors du plus prestigieux des tournois : parmi d’autres, le Nigérian Emmanuel Amunike, le Sénégalais Henri Camara ou encore le Ghanéen Asamoah Gyan.

C’est la beauté du football : chaque nouvelle génération apporte son lot d’exploits, de buts légendaires et d’émotion. Au tout début de ce Mondial 2018, nous vous dressons donc la liste des dix meilleurs attaquants du continent du moment. Pour entrer au panthéon aux côtés de leurs aînés, il leur faudra néanmoins marquer le but décisif pour la qualification en huitièmes de finale, même si le défi s’annonce déjà impossible pour les Pharaons, battus lors de leurs deux premiers matchs.

Mohamed Salah (Égypte)

Meilleur joueur africain du moment, meilleur joueur tout court du printemps (9 buts en Ligue des champions dont plusieurs sublimes), le Pharaon était très attendu au Mondial 2018. Beaucoup voyaient en lui l’homme qui pouvait envoyer pour la première fois l’Égypte au second tour, tellement il transforme tout ce qu’il touche en or avec son club de Liverpool. « C’est un joueur de très haut niveau. Il a une très bonne technique, un super pied gauche et il va très vite. C’est extrêmement difficile de le suivre », résume le défenseur congolais Arnold Bouka Moutou, qui l’a affronté en sélection. Hélas, Mohamed Salah s’est blessé à l’épaule en finale de la Ligue des champions et il est arrivé diminué au Mondial 2018. L’attaquant a manqué le premier match des siens face à l’Uruguay et pour son retour face à la Russie mardi 19 juin, il n’a pas semblé à 100% physiquement. Il n’a pas pu éviter une deuxième défaite des Pharaons, déjà quasiment éliminés de la compétition.

Sadio Mané (Sénégal)

Il forme avec Mohamed Salah un duo d’attaque infernal à Liverpool. Le Sénégalais a réussi sa meilleure saison (19 buts) avec les Reds et il s’impose comme la star des Lions de la Teranga en Russie, malgré un premier match où il a laissé la vedette à son coéquipier Mbaye Niang. « Il marque des buts, il délivre des passes décisives, il est influent dans le jeu des Reds. Cette saison, Sadio est un top player dans un des meilleurs championnats du monde », dit de lui l’ex-international camerounais Patrick Mboma. Au sein de la sélection sénégalaise, il est entouré de nombreux talents (Keita Baldé, Mame Biram Diouf…) qui devraient le mettre en valeur. S’il réussit sa Coupe du monde et envoie le Sénégal en quarts de finale, Mané sera le digne successeur d’Henri Camara.

Amine Harit (Maroc)

C’est la petite merveille marocaine. Formé au FC Nantes, Amine Harit fait aujourd’hui les beaux jours de Schalke 04 en Bundesliga. Sa première saison en Allemagne a été brillante (31 matchs, 3 buts, 4 passes décisives) et a offert à cet ailier, qui joue parfois au poste de meneur de jeu, la récompense de meilleur « débutant » de la saison outre-Rhin. Le sélectionneur des Lions de l’Atlas, Hervé Renard, a également fait du jeune prodige de 20 ans une pièce maîtresse de son équipe. Pourtant, quand le coach à la chemise blanche l’a appelé en septembre, Harit a hésité entre la France, où il est né et a fréquenté les équipes de jeunes, et le Maroc. « J’ai longuement parlé avec mes parents, avec mes représentants. J’ai une relation très forte avec le Maroc, et j’ai fait le choix du cœur. Mes parents y sont nés, à Casablanca », confiait-il à Jeune Afrique avant son premier match avec le Maroc. Trop brouillon face à l’Iran, il doit vite se racheter face au Portugal pour ne pas passer à côté de son Mondial.

Victor Moses (Nigeria)

Depuis deux saisons l’attaquant nigérian compte parmi les meilleurs attaquants africains. Dans l’effectif pléthorique de Chelsea, il s’est fait une place depuis 2016 en ayant réussi à séduire l’entraîneur Antonio Conte par son volume de jeu et son replacement défensif. L’entraîneur italien l’a même utilisé à certaines occasions comme un latéral. Un travail de l’ombre qui ne se traduit pas en statistiques (trois buts en Premier League cette saison), mais prouve son adaptation. Avec les Super Eagles, il a davantage l’occasion de briller devant le but, comme en témoigne ces trois réalisations cruciales face à l’Algérie et au Cameroun lors des éliminatoires. Le sélectionneur Gernot Rohrcompte sur lui pour remettre les Super Eagles dans la course à la qualification en huitièmes de finale après la défaite face à la Croatie lors du premier match (0-2).

Wahbi Khazri (Tunisie)

L’attaquant tunisien n’aurait probablement pas été dans cette liste il y a un an. Après trois saisons chaotiques à Sunderland en Premier League pendant lesquelles il a peu joué et peu marqué, Wahbi Khazria rebondi en prêt à Rennes où il est arrivé en août dernier. Une idée lumineuse. Le natif d’Ajaccio, en Corse, a scoré à 9 reprises en Ligue 1 et a mené le club breton à une qualification en Ligue Europa. De quoi redorer son statut avec les Aigles de Carthage (37 sélections, 12 buts) où Nabil Maâloul, le coach tunisien, le fait évoluer en pointe, pour exploiter ses qualités de finisseur. La tâche ne sera pas aisée pour la Tunisie après son revers dans les derniers instants face à l’Angleterre, mais Wahbi Khazri peut toujours emmener pour la première fois sa sélection au deuxième tour d’un Mondial.

Alex Iwobi (Nigeria)

C’est l’une des nouvelles pépites du football africain. Formé à Arsenal, Alex Iwobi a hérité de la technique des joueurs offensifs des Gunners et de l’explosivité des grands attaquants nigérians, comme Babangida ou Ikpeba. Pas surprenant quand on sait qu’il est le neveu de Jay-Jay Okocha. Malgré sa jeunesse (22 ans), le Nigeria a déjà pu apprécier sa maturité dans les matchs importants. Alex Iwobi a marqué deux buts décisifs face à la Zambie – un au match aller, l’autre au match retour – dans la phase de qualification pour la Coupe du monde. Il a également brillé en match amical face à l’Argentine offrant, grâce à un doublé, une victoire de prestige aux Super Eagles (4-2) face à un adversaire qu’ils retrouveront dans leur poule en Russie.

Naïm Sliti (Tunisie)

Il est discret, son nom n’est pas encore connu du grand public, mais c’est le joueur tunisien qui monte. Attaquant à Dijon, Naïm Sliti a explosé en Ligue 1 ces derniers mois.  Avec sept buts et cinq passes décisives, l’international tunisien a réalisé la meilleure saison de sa carrière. Dijon a d’ailleurs levé l’option d’achat de 2 M€, alors que la rumeur envoie Sliti dans un club plus huppé la saison prochaine. Avec les Aigles de Carthage, il aura la mission d’alimenter Khazri en bons ballons pour tenter d’arracher deux victoires lors des prochains matchs face à la Belgique et le Panama. « Il a terminé très fort la saison, on a senti que la Coupe du monde approchant, il était encore plus performant », apprécie Oussama Haddadi, son coéquipier en sélection.

Hakim Ziyech (Maroc)

L’ailier marocain de l’Ajax Amsterdam est un sanguin. Très talentueux, il n’en fait souvent qu’à sa tête. Hervé Renard, le coach des Lions de l’Atlas en sait quelques choses puisqu’il avait écarté Ziyech de la CAN 2017 en raison de son caractère. Mais, depuis les deux hommes se sont rapprochés et Hakim Ziyech est l’atout offensif numéro un des Marocains à la Coupe du monde 2018. « Il a tout pour plaire : techniquement, il est capable de faire le geste qui va régaler les foules. Les Marocains adorent les joueurs techniques, qui font le spectacle. Mais il est surtout efficace », analyse l’ex-international Youssouf Hadji. L’attaquant de l’Ajax a trouvé à 13 reprises le chemin des filets en 43 matchs cette saison. Décevant face à l’Iran, il doit hausser son niveau de jeu pour qualifier son équipe.

Keita Baldé (Sénégal)

La Coupe du monde est un accélérateur de particules. En Russie, Keita Baldé peut passer d’un statut de très bon joueur, à celui de star au Sénégal. L’attaquant de Monaco, transféré sur le Rocher pour la somme folle de 30 millions d’euros à l’été 2017, a réussi une belle première saison en Ligue (36 matchs, 8 buts, 11 passes décisives). Mais son talent brut n’a pas encore complètement explosé. Grand espoir des Lions de la Teranga, sa vélocité et sa qualité de dribble doivent l’amener à prendre encore plus de poids en sélection. « Il y a beaucoup de concurrence, de joueurs offensifs. On a une très belle génération », disait-il en mars. Sur le banc lors du premier match des Lions, il pourrait être un précieux joker pour Aliou Cissé en cas de coup dur.

Ramadan Sobhi (Égypte)

Une moitié du Caire adule Ramadan Sobhi, l’autre le déteste. Le jeune talent égyptien (21) s’est révélé avec le club cairote d’Al-Ahly. Adulé par les supporters, il a fait enrager de colère ceux de l’ennemi juré de Zamalek lors de deux derbys entre les éternels rivaux. Alors que Al-Ahly maîtrisait le match en menant deux buts à zéro, Sobhi s’est tenu en équilibre sur le ballon entre deux touches de balles. Énorme polémique au pays des Pharaons. Ce qui ne l’a pas empêché de recommencer quelques semaines plus tard toujours contre Zamalek. Sur le terrain, l’international égyptien brille aussi par ses qualités techniques et son sens de la passe. Des qualités qu’il a mis au service de Stoke City en Angleterre après son départ d’Al-Ahly. Sa bonne saison 2017-2018 a attiré le club d’Huddersfield qui l’a recruté ce mois de juin. Hélas, il n’a pas eu l’occasion de se mettre en valeur dans ce début de Coupe du monde et les Pharaons sont déjà quasiment éliminés…

JeuneAfrique.com

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