Après les biens mal acquis : Macky Sall lance la traque des pourfendeurs de son régime

macky sallLe limogeage de Nafi Ngom Keita, a une nouvelle fois prouvé le «machiavélisme» soutenue qui caractérise le président du Sénégal dans cette foulée rancunière qui aussi démis de ses fonctions d’Inspecteur des Impôts Ousmane Sonko et inculpée Abdoul Mbaye. 

Il n’est pas exagéré de dire qu’avec ces actes posés par le chef de l’Etat, «après la traque des biens mal acquis, Macky Sall lance celle des pourfendeurs de son régime. Tous ceux qui rameront à contre courant de son régime sont avertis. 

Nafi Ngom Keita victime de son serment 

 Portée à la tête de L’Office nationale de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC) Nafi Ngom Keita avait pour mission de traquer les voleurs du régime de Macky Sall afin de les livrer à la justice comme Macky sall aime le rappeler. La déclaration de patrimoine des ministres et directeurs de société nationale a été son baptême de feu. 

Difficile pour elle parce que des ministres proches de Macky avaient refusé de faire leur déclaration auprès de ses services. Le rapport qu’elle a rendu en mai en est une parfaite illustration de la corruption qui gangrène le régime de Macky Sall. Elle la résume par cette phrase: » «La corruption demeure une réalité plaignante au Sénégal» 

Ce rapport épingle les secteurs des transports routiers, l’administration publique, la santé, l’éducation, les Impôts et domaines sont les terreaux fertiles de cette grande corruption, sans oublier les Collectivités locales. 

Suffisant pour que Macky sall et ses ministres poussent une grosse colère contre elle. Sa seule faute c’est d’avoir mis à nu les cafards du régime qui était censé d’incarner la « sobriété et la « vertu ».

Un autre scandale du régime de Macky Sall dont elle a eu à enquêter est l’affaire Pétro-Tim ou le petit frère du président est accusé d’avoir profité d’un contrat pétrolier juteux. Nombreux sont les sénégalais à dire que la dame est victime de son serment de travail bien accompli. 

Ousmane Sonko suspendu pour ses revélations sur la mauvaise gestion du régime 

L’inspecteur des impôts, Ousmane Sonko a été suspendu de ses fonctions d’Inspecteur des Impôts jusqu’à nouvel ordre. 

Cette décision intervient à la suite d’une procédure disciplinaire enclenchée par le ministère de l’Economie et des Finances et exécutée par la direction générale des Impôts et Domaines. 

Le leader du parti politique PASTEF paie ainsi, ses sorties intempestives, fracassantes et acerbes contre Macky Sall et son régime. 

 Entre autres, il a fait des révélations sur le crédit de 9 milliards F Cfa inscrits dans la loi de finance rectificative 2016 au profit de la société «Envol immobilier». 

Selon Ousmane Sonko, «ce montant représente une partie du marché total de 150 milliards qui a été ‘’gracieusement attribué à cette entreprise sans appel d’offre». Le plus grave, d’après l’inspecteur des impôts, cette entreprise appartient à des hautes autorités du pays. 

«C’est un scandale de plus, d’autant que cette société a été créée, le 22 décembre 2015 ; c’est-à-dire, à peine six mois, et n’a aucune référence en matière de bâtiment et de travaux publics. Et on lui donne un marché de gré-à-gré pour la construction de la cité ministérielle de Diamniadio», révèle le leader de PASTEF. 

Abdoul Mbaye inculpé pour avoir rallié l’opposition ? 

Le Doyen des juges a inculpé et placé sous contrôle judiciaire hier Abdoul Mbaye pour faux et usage de faux en écritures publiques. Nouvel Act d’une affaire privée qui est devenue publique.

 Le magistrat-instructeur a décidé de suivre le réquisitoire du Parquet qui avait demandé son inculpation et qu’il soit laissé en liberté. Les ennuis judiciaires du président de l’Alliance pour la citoyenneté et le travail (Act) sont provoqués par la plainte déposée par son ex-épouse pour faux et usage de faux en écritures publiques. Elle a saisi la police après avoir constaté qu’il a présenté devant le juge civil un certificat de mariage falsifié lors de la procédure de divorce. 

Lors de l’audience, M. Mbaye a déposé le duplicata d’un livret de famille délivré par le centre d’état civil de l’hôpital Principal de Dakar dont les mentions laissent apparaître que le régime matrimonial choisi par les époux à la célébration du mariage, la communauté des biens, a été supprimé et remplacé par la séparation des biens par une ordonnance rectificative (jugement) délivrée le 26 mai 1994 par le Tribunal départemental de Dakar. Alors que Mme Diack a versé à son dossier un certificat de mariage délivré par le centre d’état civil de Principal qui porte la mention de communauté des biens. L’officier d’état civil a confirmé l’altération du document administratif au juge qui a prononcé le divorce aux torts exclusifs du mari. Ces éléments montrent une chaîne de complicité que le juge devra établir durant l’instruction du dossier. 

 Par contre, aux yeux de l’ex-Premier ministre, cette affaire privée qui a atterri sur le bureau du procureur de la République est un vaste complot d’Etat pour le liquider après qu’il a rallié l’opposition. Pourtant, le Parquet a requis le contrôle judiciaire pour lui éviter un mandat de dépôt. Lequel aurait pu donner l’évidence de l’apparence à ses suspicions. Le Doyen des juges a décidé de poser un nouvel acte pour tirer ce dossier au clair.

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