Cacophonie notée avec le Visa d'entrée – Déficit criard de personnel – Queues interminables avec tous les désagréments et les mouvements d'humeur de nos compatriotes

Lamine Bara Cissé BarésiDepuis quelque temps, il a été constaté une situation qui nous pousse à interpeller les autorités sénégalaises à travers le Ministère des Affaires Étrangères et celui des Sénégalais de l’Extérieur sur les points suivants : D’abord à propos des Passeports biométriques introduits depuis 2008 dont les premiers lots arrivent à expiration.

En effet, entre le 13 février et le 31 mai 2008, ce sont près de 5 000 passeports qui ont été confectionnés pour les demandeurs établis en France, mais aussi en Allemagne, en Pologne,Italie et dans d’autres pays européens.

Cette tendance s’est poursuivie depuis lors avec la mise en place du centre de production basé au Consulat Général de Paris. Il se trouve que les premiers lots de cette époque sont en fin de validité depuis le mois de mai correspondant à la veille des vacances scolaires dans l’hexagone et le départ pour beaucoup de famille vers le pays des ancêtres afin de se ressourcer et de profiter d’un repos bien mérité.

Cependant le centre de Paris fait face à un déficit criard de personnel d’où les queues interminables avec tous les désagréments et les mouvements d’humeur de nos compatriotes qui digèrent mal une telle situation.

Cette faille apparaît comme une entrave de nature à empêcher le Consulat de jouer le rôle qui doit être le sien auprès de nos concitoyens ; à savoir un instrument à leur service exclusif.

Ensuite la cacophonie notée avec le Visa d’entrée Depuis le 1er juillet 2013, un visa biométrique est obligatoire pour entrer au Sénégal pour les ressortissants des pays qui soumettent les Sénégalais à la formalité du visa payant. D’après le texte rendu public et disponible sur le site de l’ADIE, « Pour les ressortissants des autres pays, il faut présenter un passeport en cours de validité ou une carte d’identité nationale en cours de validité pour les ressortissants de la CEDEAO.

Le visa biométrique, qui concerne les séjours de 1 à 90 jours avec entrée unique, est délivré après recueil préalable des données biométriques (empreintes digitales, photo, iris) et des données biographiques du demandeur. Il nécessite également la fourniture d’informations sur le voyage et l’hébergement.

Ce visa biométrique est délivré au niveau des postes diplomatiques et consulaires dans les treize pays suivants : France, Espagne, Belgique, États-Unis, Italie, Chine, Cameroun, Inde, Allemagne, Mauritanie, Afrique du Sud, Russie, Gambie, ainsi qu’éventuellement aux postes frontières du Sénégal.

La demande de visa (pré-enrôlement) se fait en ligne sur le site internet suivant :www.visasenegal.sn, moyennant le paiement de la somme de 50 euros (paiement en ligne) à laquelle s’ajoute des frais de traitement de 2,5 ou 5 euros suivant le type de carte bancaire utilisé.

Ces sommes ne sont pas remboursées en cas de refus de visa. Si la demande est acceptée, le demandeur reçoit un pré-visa (par courrier électronique si la demande est faite en ligne), obligatoire pour se présenter au poste frontière. Ce pré-visa peut être utilisé auprès des compagnies aériennes pour embarquer ».

Exiger la réciprocité des visas comme un acte de souveraineté est certes louable, mais bien penser sa date d’entrée en vigueur l’est encore plus si l’on l’on considère qu’à la même période le Consulat de Paris est envahi par les demandeurs de passeports et que aussi des tests n’ont pas été faits pour jauger de la fiabilité aussi bien des machines que du programme de gestion des opérations.

C’est donc en méconnaissance totale à la fois de certains principes de base et de certaines réalités au niveau des circonscriptions consulaires que des décisions purement administratives sont prises sans concertation avec les destinataires à travers leurs structures de représentation que sont les associations sénégalaise,société civile,pari politique…

En faisant le choix préjudiciable et délibéré d’ignorer ceux-ci, les autorités consulaires font preuve d’un amateurisme inouï qui laisse planer des doutes sur leur capacité de s’acquitter correctement de leur mission. Plus qu’une méconnaissance, c’est une entorse à la « rupture prônée » par le Président de la République depuis son arrivée au pouvoir. Enfin les meurtres/assassinats de Sénégalais car la série macabre se poursuit.

Le corps de Aliou Ba à peine rapatrié et inhumé, les assassins de Pape Khaly, le fils de Aminata Mbengue Ndiaye repérés mais pas encore arrêtés,l’artiste Ndongo Mbaye,et beaucoup d’autres sénégalais gardés arbitrairement dans les prisons.Voila qu’on nous annonce la mort d’un autre sénégalais en Italie; il s’agit de Mame Mor Diop qui se serait noyé dans la rivière à San Rémo, une ville italienne frontalière avec la France en essayant d’échapper à la police qui le poursuivait.

Il urge que le Ministère des Affaires Étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur sorte de son mutisme afin d’interpeller les autorités des pays hôtes pour que la protection de nos concitoyens ne soit pas un vain mot. Dans le décret n° 2012-633 du 4 juillet 2012 relatif aux attributions du Ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, il est bien stipulé qu’il « porte assistance et protection, en tant que de besoin, aux Sénégalais de l’extérieur, encourage et coordonne les initiatives visant leur regroupement, tout en leur facilitant l’accès aux documents administratifs délivrés par les services du Ministère des Affaires étrangères, au Sénégal et à l’étranger. »

C’est dire que toutes les informations utiles doivent être collectées, des enquêtes menées, les auteurs pourchassés, appréhendés et traduit devant la justice. Ils doivent être sanctionnés à la hauteur de leur forfait commis sans discrimination aucune.

Force est de constater que le Ministère brille par son déficit de communication pour ne pas dire son absence sur toutes ces horreurs à l’endroit des Sénégalais dont le seul tort était de vouloir gagner dignement et honnêtement leur vie en dehors du territoire national.

C’est aussi l’ occasion pour nous de lancer un appel aux Binationaux car le registre des Sénégalais établis hors du Sénégal est destiné, pour le Consulat général, à connaître et localiser la communauté sénégalaise dans sa circonscription consulaire, faciliter l’exercice de la protection consulaire.

Ceci pour dire qu’ils doivent prendre les dispositions pour inscrire leurs enfants au niveau des registres du Service État Civil des Consulats.

C’est un acte de civisme et de citoyenneté qui nous concerne tous. C’est mieux de le faire dans les plus brefs délais que d’attendre les événements majeurs de grand rush pour le faire et contribuer ainsi à un tohu bohu indescriptible.

M Lamine Bara Cissé Barési
2 vice président de l’Alliance Jëf Jël
Chargé des relations extérieures

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