2017 : Risques Et Incertitudes D’une Année Électorale

2017 : Risques Et Incertitudes D’une Année Électorale  

L’année 2016, c’est presque fini. Et 2017 s’annonce quasiment sous les mêmes auspices, c’est-à-dire une année riche en agitations politiques et sociales. Il s’y ajoute qu’avec les législatives prévues au mois de juillet, 2017 risque d’être une année pleine d’incertitudes.  

De 2016, on retiendra certainement le référendum de mars qui a permis l’adoption d’une nouvelle Constitution. Mais c’est surtout le débat ayant entouré cette consultation électorale qui aura retenu les attentions, notamment en ce qui concerne la durée du mandat de Macky Sall. Un mandat finalement maintenu à sept ans malgré l’engagement plusieurs fois réitéré de le ramener à cinq ans.  Mais le référendum de mars 2016 aura également montré les profondes divisions qui existent dans la classe politique sénégalaise, avec le pouvoir incarné par Bennoo Bokk Yakaar qui fait face à l’opposition réunie autour de Manko Wattu Sénégal. Et les contentieux entre les deux camps risquent de se prolonger en 2017.

En effet, 2016 n’a pas permis de solder les différents entre acteurs politiques. Malgré la rencontre entre le chef de l’Etat et Manko Wattu Sénégal, les malentendus demeurent, notamment autour du fichier électoral, mais aussi du ministre de l’Intérieur Abdoulaye Daouda Diallo, maître d’œuvre  des élections. Et quand on sait que 2017 est une année électorale, on peut aisément imaginer les risques. En fait, si les législatives se tiennent en juillet prochain comme l’a promis le chef de l’Etat, il est à parier que les contestations ne manqueront pas. A moins que les deux parties trouvent le temps de s’entendre sur le fichier électoral afin d’éviter une crise postélectorale.

Mais 2017 sera aussi une année d’incertitudes pour les coalitions et partis politiques. Car il leur faudra s’entendre sur les stratégies pour aller aux élections de juillet. Du côté du pouvoir, Macky Sall aura la tâche assez compliquée pour contenter son parti et ses alliés. Déjà qu’au sein de l’Alliance pour la république (Apr), les divergences ne manquent pas. Pour ce qui est de Manko Wattu Sénégal, qui n’est pas encore une coalition électorale, il faudra éviter d’aller aux législatives en rangs dispersés. Car ce sera la meilleure manière de se faire laminer par la mouvance présidentielle.  Et une victoire de la mouvance présidentielle aux législatives de 2017 renforcera, à coup sûr, Macky Sall dans la perspective de la présidentielle de 2019.

Enfin, l’année 2017 ne sera pas seulement pleine d’incertitudes politiques. Le front social aussi risque d’être assez agité. La preuve : les syndicats d’enseignants menacent d’aller en grève dès le mois de mars. Et les médecins, eux, ont déjà annoncé la couleur.

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