A CAUSE DE LA PENURIE D'EAU La rentrée des classes reportée au 7octobre

La rentrée des classes reportée
La rentrée des classes reportée
La rentrée des classes reportée

Le ministre de l’Education nationale, M Serigne MBaye Thiam, a annoncé hier soir, le report de quelques jours  de  la date de la rentrée des classes, pour le titre de l’année scolaire 2013-2014, qui était initialement prévue pour demain, jeudi 03 octobre, du fait de la pénurie d’eau persistante sur Dakar et sa banlieue. La nouvelle date est fixée au 7octobre 2013.

Par un communiqué en date d’hier soir, lundi 30 septembre, le ministre de l’Education nationale, rend compte de la décision de repousser la date de la rentrée des classes, à cause des désagréments que peuvent entrainer l’actuelle pénurie d’eau en cours à Dakar et banlieue. Annoncée pour le jeudi 3 octobre, la rentrée des classes est désormais fixée au 7 octobre.

Décidément la pénurie d’eau est partie pour affecter non seulement les populations de Dakar et ses quartiers périphériques mais  aussi celles du reste du pays. Pour cause, la rentrée des classes qui était prévue ce jeudi 03 octobre a été finalement décalée de quelques jours. Un report qui aura sans aucun doute un impact sur le quantum horaire.

En marge de la rencontre de partage organisée hier matin sur l’appropriation du Programme d’amélioration de la qualité, de l’équité et de la transparence (Paqet) avec les acteurs de l’Enseignement privé, le ministre de l’Education avait laissé entendre que ce report était bien dans le domaine du possible. Il soutenait ainsi que «des ajustements peuvent être apportés parce qu’il sera pratiquement difficile que des établissements accueillent des élèves, par centaines, sans avoir de l’eau.

La possibilité de reporter la rentrée est à l’étude, soit sur tout le territoire ou au niveau de la région de Dakar », avait-il laissé entendre. Le ministre Serigne Mbaye Thiam s’était contenté ainsi de livrer les conclusions auxquelles était parvenue une commission qui devait évaluer les estimations faites sur les probabilités de rétablissement de l’eau potable à Dakar. «C’est une question que le gouvernement étudie, et a cœur que la rentrée scolaire se déroule dans les bonnes conditions et que les élèves puissent aller dans les établissements sans risque de pénurie », avait-il soutenu.

Désormais la décision est prise, la rentrée des classes qui était  prévue les 01 et 03  octobre, pour les enseignants et les élèves, a été repoussée au 7 octobre.

 Le privé dénonce sa non implication dans l’élaboration du Paquet

A l’occasion de la rencontre d’échange sur le nouveau programme du gouvernement (2013-2025) qui découle de la nouvelle lettre de politique sectorielle, les acteurs de l’enseignement privé ont  fustigé leur non implication par le ministère dans l’élaboration de la nouvelle politique éducative.

« Nous devons dire que l’enseignement privé prend le train en marche. C’est un séminaire de partage. Au cours de l’élaboration et de la conception, nous n’avons pas été associés. C’est lorsque que le document a été partagé et conçu que les autorités sont venues pour échanger », a déploré le représentant du patronat de l’enseignement privé, Pape Ndour.

Affirmant que les acteurs des structures privées sont ouverts aux innovations, le secrétaire générale national du Syndicat des enseignants des écoles catholiques du Sénégal a souligné « Il faudra que nous travailleurs soyons associés en aval et en amont dans la formation et l’accompagnement pour la réussite des élèves ». Yvette Keita Diop de poursuivre : « nous voulons une prise en compte réelle du secteur privée ».

Le représentant du patronat de l’enseignement privé a déclaré toutefois que cette rencontre sera un cadre dans lequel « nous aurons à faire des amendements. Ces recommandations seront intégrées dans la mise en œuvre du Paqet ». Invitant le secteur privé à être plus accessible aux pauvres et à mieux s’impliquer dans le processus d’amélioration de la qualité de l’enseignement, Serigne Mbaye Thiam  a laissé entendre que « la promotion d’une école de développement contribue à la lutte contre la pauvreté et la marginalisation. Il reste évident que l’Etat ne peut pas atteindre cet objectif sans une participation accrue du secteur privé ».

Hormis les sous secteurs de la formation professionnelle et de l’enseignement supérieur, l’enseignement privé enrôle 16, 29% des effectifs globaux des élèves en 2013. En terme plus détaillé, le nombre d’enfants et de jeunes dans les structures de l’enseignement privé représente 42,  64% des effectifs au préscolaire, 13,85% à l’élémentaire, 12% au moyen et 26,22% au secondaire. C’est pourquoi, dira le ministre « ce qui laisse penser qu’il y a encore une marge importante de participation du secteur privé dans l’effort de développement de notre système éducatif ».

Avect Fatou NDIAYE (Stagiaire)

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