AFFAIRE DE FAUX BILLETS : LE PROFESSEUR DE DROIT IBA BARRY KAMARA NE COMPREND PAS POURQUOI BOUGHAZELLI « A ÉTÉ RELÂCHÉ DÈS LORS QU’IL A ÉTÉ PRIS EN FLAGRANT DÉLIT»

Le député de Benno bokk yaakaar, Boughazelli, était attendu vendredi 15 novembre, à la Section de recherches de la gendarmerie pour une deuxième audition dans l’affaire du trafic présumé de faux billets. Mais le Parlementaire ne s’est pas présenté toute la journée.
Selon le Professeur de droit à l’Université Cheikh Anta Diop (Ucad), Iba Barry Kamara, comme beaucoup de ses confrères, l’acte posé par le député est «très grave». Il explique que Boughazelli ne peut pas se prévaloir de son statut de député, avec son immunité parlementaire, pour refuser de déférer à la convocation de la gendarmerie, dans la mesure où c’est un cas de flagrant délit, rapporte Sud quotidien. Quid de sa libération sous convocation, alors qu’il a été pris en flagrant délit ?
Le professeur Iba Barry Kamara répond dans Sud quotidien que «c’est là où réside tout le problème». En fait, il dit ne pas comprendre «pourquoi il a été relâché dès lors qu’il a été pris en flagrant délit». Mieux, il trouve que «nous sommes dans un cas d’infraction formelle». Allant plus loin, il reste formel que c’est une «très forte présomption de culpabilité». Autant d’éléments qui lui feront trouver «bizarre» la libération du député du parti au pouvoir, l’Alliance pour la République (Apr). Très étonné de la tournure empruntée par l’affaire, il informe que le procureur pouvait décider, non pas de traiter le cas présent dans le sens du flagrant délit, mais plutôt en ouvrant une information judiciaire à la recherche d’autres éléments.
Lansana SYLLA

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