Archive-Rétrospectives d’une parodie de rupture inédite des paroles dédites « d’un nègre de service »

ob_7eef72_macky-sall-est-il-le-francois-hollande-senegalaisRappel. Pendant qu’Aliou Aidara Sylla, l’ex député libéral, chef d’entreprise, ouvre le bal, est déféré indignement pour blanchiment d’argent, association de malfaiteurs et escroquerie, supposés, le scandale de la Société Pétro-Tim Sénégal S.A créée par le propre frère de Macky Sall passe sous silence comme une lettre à la poste. On continue à nous rouler dans la farine comme si nous sommes des moins que rien. Le ménage doit nécessairement commencer par soi-même, n’est-ce pas Monsieur le président ?

La culture « du diay dooley » insoutenable sévit de plus bel. Contrairement aux idées reçues, selon lesquelles l’homme du moment a beaucoup plus d’expériences politiques avérées que n’importe quel autre homme sénégalais politique aux diplômes supérieurs, plus soutenus, dans ce pays, de l’indépendance à nos jours : une vaste supercherie grotesque.

En réalité, de puissants lobbies extérieurs, aux motivations politico-financières cachées, ont réhabilité leur homme, en l’élevant au grade de Grand Officier de la légionnaire d’honneur en 2008.

A ce jour, Macky Sall, le président de la république, dispose, aujourd’hui, d’un patrimoine colossal de 8 milliards de francs CFA, étrangement obtenu dans des conditions totalement obscures, alors que l’indice de son salaire contraste parfaitement avec ses richesses énormes, étalées ostensiblement, sans qu’il soit nécessaire d’en piper mot.

Pire, sa propre femme, Marième Faye, dispose d’un patrimoine très élevé, alors qu’elle n’occupait aucune fonction officielle.

Marième Faye en met aussi une couche opaque et crée sa fondation bidon « Servir le Sénégal » pour se servir elle-même et servir politiquement son mari, alors qu’aucune disposition de la constitution ne prévoit nullement une telle posture. D’où viennent donc ces milliards, sortis des ténèbres ?

Exemplarité ou indécence absolue ? Les pratiques douteuses sont têtues. On utilise les deniers publics à des fins de propagande ou de culte de personnalité. La fondation bidon, « Servir le Sénégal », une grosse arnaque. Aussi extraordinaire que cela puisse paraître, elle est exclusivement gérée par la première dame, Marième Faye et son propre frère, Daouda Faye, responsable de la communication et des relations extérieures.

Maintenant, les pays donateurs se passent des pays receveurs, au point qu’on se demande depuis quand donc elle est de notoriété internationale pour qu’on lui offre exceptionnellement des dons. On est où ?

Incontestablement, la terminologie laisse apparaître une opacité manifeste, qui en dit long sur cet embrouillamini mystificateur, hautement toxique. Quelles relations extérieures ? Peut-on parler de transparence dans ces conditions ? Cela nous paraît totalement décousu et nébuleux au regard de la morale. D’où viennent donc ces milliards sortis de terre ? Motus et bouche cousue. Allez savoir ! « Je suis le président de la républiques, je nomme qui je veux ». Il y’a lieu de s’interroger sur l’éthique d’un communautarisme politico-ethnique, qui ne dit pas son nom.

Bienvenue au paradis de la démocratie tropicale, qui vous accueille avec sa téranga légendaire, millénaire, la vitrine de l’escobarderie opaque, sur fond de népotisme injurieux, version la rupture estampillée : bonne gouvernance de pacotille !

Dites donc l’esclandre de la rupture estampillée : bonne gouvernance ! Mon œil ! Une simple vue de l’esprit. Regardez le ciel obscurci de la mécanique médiatico-politique de la désinvolture ! Un clan au pouvoir fait main basse sur tous les secteurs rentables de l’état, au détriment des hommes et femmes aux compétences et expériences plus soutenues.

C’est cet homme là, qui nous donne des leçons de moralité, de transparence, de sobriété vertueuse, d’une rupture de la bonne gouvernance, alors qu’il est aussi mouillé jusqu’au cou que ceux qu’ils accusent d’enrichissement illicite, de blanchiment d’argent, d’escroquerie, d’association de malfaiteurs. Il fait sciemment abstraction de ses nombreux comptes bancaires bien fournis, planqués quelque part à l’étranger dans les paradis fiscaux, à l’abri des regards indiscrets.

Rappelons qu’Ousmane ngom, ex ministre de l’intérieur, accusait Macky Sall de blanchisseur d’argent. « Il a [Macky Sall] fait preuve d’un banditisme financier », disait-il. Cela lui est resté dans la gorge comme une chape de plomb. Jusqu’ici, silence radio. L’homme en sait- il un peu plus que les autres sur la richesse rapide de macky sall ? La question se pose.

Le régime de Macky se résume exclusivement par la désinformation et la manipulation tout azimut avec en prime une agence bidon de proximité, en réalité, une engeance maléfique, déguisée en milice, le clonage des Duvalier « pour casser toute opposition ». Un totalitarisme qui n’a plus rien à envier à celui de Mobutu à qui il ressemble comme deux gouttes d’eau par ses pratiques douteuses.

L’affaire Aliou Aïdara Sylla : un montage indigne d’un banditisme d’état. C’est le mobile officiel de son arrestation, mais en réalité, c’est une manœuvre de basse classe politique pour le punir. Dans cette affaire, il y a le visible et l’invisible. Lorsque l’on cherche la petite bête, on finira par la trouver toujours par des astuces peu orthodoxes. De toute façon, Aliou Aïdara Sylla ne pouvait, en aucun cas, échapper à la maille du filet, car il était sous le rétroviseur de la mécanique rancunière. Même si l’affaire des chèques n’existait pas, il serait sûrement accusé de quelque chose, tôt ou tard. C’est la règle du loup et de l’agneau. Il fallait nécessairement l’accabler par tous les moyens. C’est la règle des fascistes francophones en bande organisée. Le plus fort aux manettes écrase toujours le faible par des mécanismes douteux, s’il ne se soumet pas. L’objectif, c’est de priver le pds de tout moyen financier pour l’asphyxier définitivement, jusqu’à ce qu’il tombe de lui-même comme un fruit avarié.

Que vaut donc ce matraquage politique, cet enfumage classique qui nous donne la mesure d’une soustraction totale du politiquement incapable, face à ses contradictions les plus criardes. Nous disons tout simplement que la prétendue gouvernance de pacotille n’engage que leurs auteurs, qui ne sont point à la hauteur. Le discours décousu, ne peut être de l’argent comptant. La sémantique « Bonne gouvernance » en dit long sur la culpabilité matérielle avérée des incubateurs de telles inepties. Que cela ne tienne, il n’y a rien qui tienne. Tout est faux jusqu’ici, c’est une escroquerie de basse facture. Tenez-vous bien. L’expression : « le procureur spécial » emphatiquement mis en valeur est remarquablement parlante. Face à cette surenchère spectaculaire d’une surabondance médiatico-politique, défroquée, loufoque, digne d’une tartufferie surréaliste, le sémiologue, scandalisé, éclaterait de rire devant ce spectacle amusant, pour divertir les sénégalais que l’on prend comme des moutons tondus et librement astiqués.

Bouchez-vous donc les oreilles avec le discours emphatique d’une effroyable menterie, dont les reniements éternels correspondent bien au personnage du pantin indécrottable : la rupture sobre, transparente, efficiente, vertueuse !

Faut-il accorder du crédit à de telles fadaises monstrueuses, purulentes, quand on connaît les revirements spectaculaires de Macky le nègre de service en service commandé ? Il dit une chose le matin et le soir il fait le contraire.

N’avait-il pas promis entre les deux tours des élections sur toutes les chaînes de télévision qu’il appliquerait les conclusions des assises nationales ? Rien que des boulettes et des reculades à n’en plus finir. Cerise sur le gâteau, il reporte unilatéralement le calendrier républicain des locales, tout en parlant de concertation, mais miraculeusement, maintient son sommet de la francophonie dans l’espoir de renouveler par la ruse un mandat totalement bancal.

N’a-t-il pas affirmé à la face du monde « la patrie avant le parti », un slogan politique qui n’est en définitive que des mensonges d’état complaisamment relayés en boucle sur toute la planète par les relais de la sarabande de référence ordurière, qui roulent pour un tyran ?

Le discours : « Le parti avant la patrie » cache bien le scandale de « l’affaire Aliou Sall », frère du président de la république, créée la société pétrotim SA Sénégal, quelques mois après la prestation de serment de son propre frère de lait à la magistrature suprême, sans compter la galaxie des nominations corporatistes, hystériques, décriées.

Derrière le matraquage politique, se cache un obscur multimilliardaire au sommet de l’état. De nature rancunière, revancharde, tel un tic, la froideur d’un homme, n’a pu digérer le refus très poli, catégorique de l’ex député libéral de le soutenir financièrement pendant sa campagne électorale, puisqu’il lui a dit courtoisement qu’il est fidèle à Abdoulaye wade, candidat des élections présidentielles.

La bonne gouvernance ne se décrète ni sur un plateau de télévision par des monologues abscons, ni sur la voie publique sur un tam-tam du crieur public, elle se vit par l’action concrète sur le terrain ; sinon c’est suspect. La supposée affaire Aïdara Sylla, dont la peau en charpie, qui n’est qu’une broutille, cache, en réalité, des scandales beaucoup plus monstrueux que ne l’est le crime de lèse-majesté, dont il est accusé, en réalité.

. Oui, Macky Sall nomme Mamadou Sy, un magistrat halpulaar à la retraite au Conseil Constitutionnel. Mamadou Sow, un autre toucouleur à la retraite, est nommé chef d’état major des armées. C’est bien la rupture d’une République des « halpulaars » et des nominations ethniques à l’infini. Le premier magistrat de la république est le premier corrupteur actif.

Pour avoir des places disponibles, il faut nécessairement disposer de noms particuliers. Où sont donc les 7 milliards volatilisés dans la nature, dont parlait Idrissa Seck ? Que sont devenus, alors, les écrits de Souleymane jules Diop, le pourfendeur d’hier, aujourd’hui, le conseiller et le cireur des bottes de macky Sall ? Motus et bouche cousue.

Le chapelet des boulimies de luxe laisse pantois par son caractère ridiculement ludique. Le président qui parle d’une gouvernance de rupture, sobre, vertueuse et transparente, s’achète non seulement un bijou flambant neuf pour ses pulsions exotiques, mais semble ignorer l’ampleur des folies dépensières, en logeant dans des hôtels de luxe très coûteux ? Bref, la réalité contraste parfaitement avec les effets d’annonce pendant que les sinistrés des inondations, eux, restés au quai, notre président, lui, jouit pleinement du pouvoir, en faisant le tour de la planète payé par le contribuable astiqué, sans compter les charrettes des nominations nullement pressantes aux contours éminemment obscurs. Contrairement aux idées reçues, le grade de « Cheikh » n’est pas exclusivement l’apanage de nos confréries religieuses. C’est une simple vue de l’esprit. Toute chose est égale par ailleurs. Les maîtres du monde l’octroient aussi subtilement, habilement et librement, de la façon la plus remarquable qui soit et la plus tangible, sans qu’on n’y prenne garde par naïveté. C’est notre intime conviction dans for intérieur.

« Oui, la guerre des sommets» aura bien lieu. Entre l’élève et son maître spirituel, c’est « l’entente cordiale par le secret des dieux » qui sévit de plus bel par le mimétisme et l’anachronisme de la rengaine des manières peu orthodoxes. Point n’est besoin d’ergoter sur les supposées divergences des leurres. Il y en a point. Ils partagent bien la même valeur ultra libérale à outrance. Ce qui les unit est supérieur que ce qui les désunit. La multiplication récurrente des sommets fait des émules. Car « le surmoi » du dernier venu aux commandes n’ira pas sur le dos de la cuillère pour remporter la mise à tout prix, avec en arrière plan, les élections à venir de 2017, si toutefois elles auront lieu à date échue. Requinqué par la baraka de la « hollandie du changement », il mettra les bouchées doubles pour renouveler son propre mandat lourdement menacé, pour avoir marché sur les pires plates bandes de ses collègues dictateurs.

En vérité, l’homme que l’on a élu prématurément dans des conditions tout à fait exceptionnelles, n’est pas bien préparé pour occuper de telles hautes fonctions, si ce n’est qu’il ne doit exclusivement sa posture sous les défroques victimaires. Contrairement, à ce que l’on peut penser par naïveté, l’homme qui nous dirige maintenant, a été un acteur principal, n’a nullement souffert des affres du magistère de son mentor, dont il a hérité, au contraire, une fortune immense que ne le sont les montagnes du Fouta Djallon, du moins, ce prétendu purgatoire a fait de lui ce qu’il est aujourd’hui.

Le combat continue !

Ahmadou Diop