Attaques xénophobes : l’Afrique du Sud empêche les Nigérians de quitter le pays

La première vague de ressortissants nigérians a quitté l’Afrique du Sud, mercredi, après une semaine de violences contre les étrangers.

Le gouvernement nigérian avait annoncé le rapatriement de 600 de ses citoyens. Mais seulement 200 sont arrivés à Lagos mercredi.

Selon Abike Dabiri, chef de la Commission de la diaspora du pays, l’Afrique du Sud a empêché un certain nombre d’entre eux de partir, évoquant des problèmes liés à la documentation.

« L’Afrique du Sud a empêché près de la moitié d’entre eux de quitter le pays, évoquant des problèmes liés à la documentation. Mais ils seront là plus tard », a-t-elle écrit sur Twitter.

De retour dans leur pays, les 200 rapatriés ont exprimé leur joie et ont condamné les violences xénophobes en Afrique du Sud. A la descente de l’avion, ils brandissaient des pancartes avec le message « Non à la xénophobie ».

Emmanuel Iyoha, un rapatrié, a déclaré à la presse : « Je suis allé en Afrique du Sud à l’âge de 6 ans, j’y ai passé une dizaine d’années. Revenir au Nigeria c’est une nouvelle expérience et je suis heureux parce que je me sens en sécurité » .

« Avec toute cette situation, les meurtres, les pillages de magasins et tout ça, j’ai tout simplement décidé que non, il est temps de rentrer à la maison », a lancé Temilade Tosunde, un autre rapatrié.