Bolivie : Evo Morales en tête, mais contraint à un second tour inédit

PRÉSIDENTIELLE L’actuel dirigeant brigue son quatrième mandat, il devra affronter Carlos Mesa, qui fut lui aussi président du pays

Le président bolivien sortant, Evo Morales, est arrivé dimanche en tête de l’élection présidentielle, suivi de près par son principal adversaire, le centriste Carlos Mesa, le contraignant à un second tour inédit dans ce pays, selon des résultats partiels.

Le socialiste Morales remportait 45,28 % des voix, tandis que Carlos Mesa totalisait 38,16 % des votes, a annoncé la présidente du Tribunal suprême électoral bolivien, Maria Eugenia Choque, avec près de 84 % des bulletins dépouillés.

Critiqué par les Boliviens et l’opposition

Evo Morales, au pouvoir depuis 13 ans, est premier président indigène et de gauche du pays. Sur les neuf candidats en lice, seul le centriste Carlos Mesa, un journaliste de 66 ans qui fut déjà président entre 2003 et 2005 semblait en mesure de pouvoir le faire trébucher.

La décision d’Evo Morales de briguer un quatrième mandat, malgré le « non » lors du référendum de février 2016, est très mal vue par une partie des Boliviens et critiquée par l’opposition, qui estime que la Bolivie pourrait verser dans l’autocratie en cas de nouvelle victoire.

Les gigantesques incendies qui ont ravagé en août et septembre une zone presque de la taille de la Suisse ont provoqué l’indignation des peuples indigènes, qui accusent Evo Morales d’avoir sacrifié la Pachamama, la Terre mère en langue quechua, pour étendre les terres agricoles et augmenter la production de viande destinée à la Chine.

De son côté, le président sortant a fait campagne en insistant sur sa réussite économique (maintien d’une croissance économique élevée, forte réduction de la pauvreté, niveau record de réserves internationales), qui a fait de la Bolivie l’un des pays avec le meilleur taux de croissance de la région.

20minutes.fr

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