COVID-19-Cap Skirring : La France rapatrie d’urgence ses 356 ressortissants à bord de deux vols charters




Alors que l’Organisation Mondiale de la Santé a décidé de déclarer l’état d’urgence internationale en raison de l’épidémie de coronavirus, la France a aussi, depuis hier, mercredi 18 mars 20, évacué d’urgence ses ressortissants qui séjournaient dans la station balnéaire de Cap-Skirring. Au nombre de trois cent cinquante-six (356) touristes.
Ils ont été acheminés à bord deux vols charters de la compagnie aérienne «Transavia». Le premier vol qui a foulé le tarmac de l’aéroport de Cap-Skirring à 11 h 20, a embarqué à son bord 176 passagers en partance directe pour la France. Quant au second «oiseau volant» de la même compagnie aérienne, il a atterri à 13 h 22. Il a, à bord de ses sièges, rapatrié 180 ressortissants qui étaient venus passer leurs vacances sur les belles et luxuriantes plages de la station touristique de Cap-Skirring. » Deux ressortissants français sont restés à quai parce qu’ils n »avaient pas de place dans l’avion », renseigne nos sources aéroportuaires. Les autorités administratives de la localité étaient sur place pour constater les embarquements de ces ressortissants français à bord de leurs avions à destination de leur pays d’origine. Un embarquement qui a pris fin à 18 h 22 mn. A travers un dispositif exceptionnel, les autorités aéroportuaires, tout comme les agents étaient soumis à de rude épreuve durant toute la journée. Un retour au pays natal qui a été très difficile pour bon nombre de touristes qui étaient en compagnie de leurs amis ou des agents de leur Tour Opérator.
Tout est parti en effet d’un touriste français, client de l’hôtel du Club Méditerranée suspecté le lundi dernier à Cap-Skirring, d’être porteur de la maladie du coronavirus. La ville touristique transformée en forteresse, est devenue l’épicentre d’une angoisse qui se propage à grande vitesse dans la région de Ziguinchor. Gagnés par l’inquiétude et partagés entre la tristesse et la désolation, «nous n’avons pas envie de rentrer chez nous. Nous nous sentons bien au Sénégal et plus précisément à Cap-Skirring», disaient des touristes. Pour d’autres, le cœur meurtri, «nous allons mourir chez nous parce que nous habitons dans des zones ou régions à forte contamination de la maladie du coronavirus», clamaient-ils. Le départ de ces deux charters de l’aéroport Cap-Skirring, ce mercredi, décrètent ainsi la fin de la saison touristique pour l’année 2019-2020 en Casamance.
Une saison touristique qui avait pourtant bien démarré au mois d’octobre dernier et que des professionnels du secteur avaient même qualifié d’année de relance du tourisme en Casamance tellement que les nuitées étaient pleines et les bilans reluisants. «C’est une situation de crise qui va s’installer à Cap-Skirring. Hôtels et campements vont mettre la clé sous le paillasson et le chômage sera plus que jamais endémique dans notre région», explique sous le couvert de l’anonymat ce gérant de campement touristique à Cap-Skirring.