EN VISITE AU SENEGAL : JUSTIN TRUDEAU POURRAIT DEMANDER A MACKY SALL DE LEGALISER L’HOMOSEXUALITE

Contrairement à Barack Obama, le Premier ministre canadien Justin Trudeau, en visite au Sénégal, réussira-t-il à convaincre Macky Sall de légaliser l’homosexualité ? Selon lapresse.ca, un site d’information canadien, cette question pourrait s’inviter dans les échanges entre Macky Sall et son hôte.
« Le recteur de la faculté des sciences politiques de l’Université Dalhousie, David Black, qui étudie le rôle du Canada en Afrique subsaharienne, rappelle que M. Trudeau pourra s’appuyer sur les liens de longue date entre le Sénégal et le Canada, tissés principalement grâce à la langue française », écrit d’abord mon confrère. Qui rappelle, citant le professeur, que « l’homosexualité y [au Sénégal] est illégale et passible d’une peine pouvant aller jusqu’à cinq ans de prison, par exemple ».
« La violence fondée sur le genre est un problème majeur au Sénégal — le viol est devenu une infraction criminelle dans ce pays le mois dernier seulement. La campagne internationale anti-pauvreté ‘ONE’ aimerait que M. Trudeau soulève la question de la violence fondée sur le genre avec le président Sall », renseigne mon confrère.
Il informe aussi que Jacqueline O’Neill, la toute première ambassadrice du Canada pour les femmes, la paix et la sécurité, accompagne Justin Trudeau. « Ce nouveau poste a été créé en juin 2019 pour faire avancer la politique étrangère féministe du gouvernement libéral », rappelle le journal en ligne.
Mon confrère ajoute que des notes d’information préparées pour l’hôte du Sénégal « montrent clairement que les femmes et les filles font face à des obstacles importants en Afrique subsaharienne ».
« La participation politique des femmes et la scolarisation des filles dans l’enseignement primaire se sont améliorées, mais les femmes et les filles africaines sont toujours confrontées à des obstacles juridiques discriminatoires, à un accès inégal aux ressources et à la violence sexuelle et sexiste », explique une note au premier ministre, citée par le journal.
« Le Canada appuie les efforts visant à promouvoir une gouvernance inclusive et le respect des droits de la personne en Afrique subsaharienne, en particulier pour les femmes, les filles et les autres groupes marginalisés », peut-on lire également, rapporte mon confrère.

En parlant de “groupes marginalisés”, l’allusion aux homosexuels est plus que transparente.

Lamine SOW