La proposition d’Idrissa-SECK de créer un Conseil-Suprême de la République

« Pour revenir à la proposition de l’ancien premier ministre Idrissa Seck, peu importe l’appellation de ce cadre. En quoi un « Conseil suprême de la République » peut-il se situer au-dessus du Président de la République ? Un Conseil, c’est pour conseiller. Un président, c’est pour présider. Il n’y a pas de confusion possible. Comment d’ailleurs quelqu’un qui convoite la place du Calife peut-il travailler à se fabriquer un futur éventuel patron en l’occurrence le Conseil suprême de la République ? 

Pourtant, même le Canada, pays de paix par excellence, s’est doté d’un Conseil de la fédération en 2004, regroupant les premiers ministres des provinces et celui du fédéral, pour discuter, à intervalles réguliers, des grandes questions qui agitent la confédération. L’existence de ce Conseil de la fédération canadienne ne fera perdre la moindre once de son charme à Justin Trudeau encore moins de sa popularité.

Il faut laisser le Président Macky Sall prendre langue avec l’ancien premier ministre Idrissa Seck dans l’intérêt du Sénégal en ces termes : Vous voulez un Conseil suprême de la République, discutons de son contour et de son contenu. En retour, j’attends votre contribution ou votre soutien au PSE, le programme phare de mon mandat. C’est par la négociation que procèdent les présidents américains avec le Congrès, surtout quand celui-ci leur est  hostile, pour arriver à des compromis dynamiques dans l’intérêt des USA. C’est peut-être là que gît, en partie, le secret de la réussite et de la puissance américaines. »

Mamadou Lamine Sylla, PhD, Montréal, Canada
Auteur du livre : Pour mieux amarrer l’Afrique noire à l’économie mondiale globalisée, Éditions L’Harmattan, 2015

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