Ousmane SONKO Brûle Le Rapport De La Commission D’enquête Et Maintient Ses Accusations

Réponse du berger à la bergère. Quelques instants après le face-à-face avec les journalistes de la Commission d’enquête parlementaire qui a rendu public, ce vendredi, son rapport sur l’affaire dite des 94 milliards de francs CFA dans le dossier du Tf 1451/R, le leader de PASTEF a tenu un point de presse.

Alors que les députés ont lavé à grande eau Mamour DIALLO et qualifié les accusations d’Ousmane SONKO «d’allégations fausses», ce dernier est revenu à la charge. Il récuse ladite Commission composée, selon lui, «de marionnettes qui cherchent à étouffer l’affaire ». Selon SONKO, ce que ces députés, qui appartiennent tous à la coalition Benno Bokk Yakaar, ont fait c’est laver un des leurs, un membre de la mouvance présidentielle.

« Mais Macky lui-même sait que Mamour DIALLO est mouillé. Ce n’est pas par hasard s’il l’a limogé de son poste tout juste après la présidentielle, malgré tout l’argent que ce dernier a investi à Louga pour gagner le scrutin», martèle le président de PASTEF.

A en croire SONKO, ses collègues députés, membres de la Commission d’enquête parlementaire, en plus d’avoir violé l’article 48 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, qui n’a pas validé la déclassification du rapport, tentent de dévier l’affaire de la voie juridique. Selon lui, l’Assemblée nationale n’a rien à faire dans ce dossier. Il aurait été plus facile pour l’ancien directeur des Impôts et des Domaines de porter plainte contre lui s’il s’estime diffamé, explique SONKO. Rappelant avoir saisi le procureur d’une plainte sur cette affaire, il y’a plusieurs mois, il réitère ses accusations. « Nous maintenons Intégralement, entièrement et absolument toutes nos accusations de fraudes fiscales, de faux et usage de faux, de détournements de derniers publics et de concussion dans ce dossier des 94 milliards », martèle-t-il.

Pour le député, il est clair que le régime ne veut pas que la lumière soit faite. C’est pourquoi, indique-t-il, il a saisi des avocats pour déposer plainte sur la table d’un juge d’instruction.