Phase 1 projet pétrolier Sangomar : 230 millions de barils de pétrole brut attendus

Gas is flared off on a Petroleos Mexicanos offshore platform producing oil from the Ku-Maloob-Zaap field in the Gulf of Mexico 65 miles northeast of Ciudad del Carmen, Mexico, on Thursday, Oct. 7, 2010. Ku-Maloob-Zaap, Mexico's largest oil project, will keep producing about 850,000 barrels a day "for the next two or three years," the company said in May. Pemex, as the state-owned company is known, is Latin America's largest oil producer. Photographer: Susana Gonzalez/Bloomberg

Le ministère du Pétrole et des Energies, en collaboration avec la joint-venture Rufisque Offshore, Sangomar Offshore et Sangomar Offshore Profond (RSSD), a célébré la prise de décision finale d’investissement de la phase 1 du projet pétrolier. Sangomar cible 230 millions de barils de pétrole brut.

Le champ pétrolier et gazier de Sangomar est situé à environ 100 kilomètres au Sud de Dakar et fera l’objet d’un premier développement Offshore du Sénégal avec un premier baril attendu en 2023.

« La Rufisque Offshore, Sangomar Offshore et Sangomar Offshore profond joint-venture formée par Woodside, Capricorn Sénégal Limited et la Petrosen s’engagent à commercialiser le champ de Sangomar conformément aux pratiques et normes internationales de l’industrie ainsi qu’aux autorisations gouvernementales reçues», renseigne le document du ministère du Pétrole et des Energies.

En outre, il indique que la phase initiale du développement du champ de Sangomar est dénommée phase 1 du développement du champ de Sangomar. Elle vise à produire les réservoirs moins complexes et à tester les autres réservoirs en vue de l’exploitation du gaz vers la côte sénégalaise.

De son côté, Mohamadou Makhtar Cissé, le ministre du Pétrole et des Energies a soutenu que ces accords pour lesquels « nous avons été réunis marquent l’aboutissement de plus de deux années de travail rigoureux et assidu entre les deux parties prenantes ».

Il ajoute : « en parallèle, la joint-venture a travaillé en étroite collaboration avec l’Etat du Sénégal sur les accords contractuels qui visent à assurer la mise en œuvre du projet en stabilisant l’environnement juridique et fiscal autour de celui-ci tout en contribuant à la sécurisation des investissements du projet ».

« Les travaux majeurs du projet incluent une campagne de forage et de complétion soutenue dans le cadre du développement. Celle-ci prévoit 23 puits qui seront reliés par un réseau de systèmes sous-marins progressivement installés sur le champ entre 2021 et 2023. L’arrivée du FPSO au large de nos côtes est prévue en 2022 permettant ainsi le début de la phase de mise en service pour une mise en production attendue en début 2023 », renseigne le ministre du Pétrole.

Par ailleurs, l’ancien DG de la Senelec a signalé que ces activités nécessitent l’implication des entreprises sénégalaises qui participeront à la chaine de valeur du projet notamment aux activités liées à la base logistique qui sera située au mole 1 du port autonome et qui porteront entre autres la fourniture de biens et services, le transport des équipements et la mise à disposition d’une main d’œuvre.