Rapport ONU – Réexamen procès Karim: « Le Sénégal traîne toujours le pas… »

« Aucun juriste sérieux ne vous dira que les droits de Karim ont été respectés dans cette affaire », a fait savoir Senghane Senghor. L’envoyés spécial de la société civile à Genève, s’exprimait ce jeudi, face à la presse. Il était parmi les onze organisations de la société civile.

Ces onze organisations de la société civile ont expliqué le rapport alternatif qu’elles ont produit lors du passage du Sénégal devant le Comité des droits de l’homme qui a tenu sa 127e session du 14 octobre au 8 novembre dernier, nous dit Dakarmatin.

Séries de recommandations à l’Etat du Sénégal…

« Le Comité a formulé à l’endroit de l’Etat du Sénégal une série de recommandations, dont trois (3) sont jugées prioritaires et devraient, en conséquence, être mises en œuvre dans un délai de 24 mois. Elles concernent les cas de décès en détention, la situation des réfugiés et demandeurs d’asile, l’exploitation et la maltraitance des enfants« , souligne Senghane Senghor, l’un des envoyés spéciaux des 11 organisations de la société civile à Genève.

Réexamen du procès de Karim Wade…
« L’Etat, au lieu de corriger les écarts, persiste dans le non-respect des engagements face aux conséquences de leur propre signature. Sur la décision du Comité demandant que la déclaration de culpabilité et de condamnation prononcée contre Karim Wade, dans le cadre de la traque des biens supposés mal acquis, doit être réexaminée conformément aux dispositions du paragraphe 5 de l’article 14 du Pacte (…) Le Sénégal traîne toujours le pas…« , regrette M. Senghor.

Limogeage de Moustapha Ka et Samba Seck Ndiaye…
Il est aussi revenu sur le limogeage des deux magistrats, en l’occurrence Moustapha Ka et Samba Seck Ndiaye. Pour lui, ces derniers ont donné une réponse technique à une question technique. « Or, il fallait donner une réponse politique. Aucun juriste sérieux ne vous dira que les droits de Karim ont été respectés dans cette affaire…« , martèle-t-il.