A propos des candidatures à la présidence de la République

Chers compatriotes, l’entreprise “Sénégal” disposera d’un poste vacant à compter du 24 février 2019. Comme nous le constatons, les candidatures dépassent nos espérances, ce qui est une très bonne nouvelles car nous pourrons choisir le meilleur, je l’espère.
Mais quel est le profil du poste que nous souhaitons?
Au regard des doléances qu’expriment les Sénégalais et sur lesquelles ils avaient sanctionné Abdou Diouf en mars 2000 et Abdoulaye Wade en 2012, il apparaît que le candidat idéal devra être un homme ou une femme, peu importe. Il doit être compétent mais surtout capable de proposer une gouvernance démocratique, vertueuse, juste et transparente.
Mais que savons-nous des candidats actuels et potentiels?

Pour l’instant ce ne sont que des hommes et c’est dommage. La plupart sont jeunes sous réserves de surprises de la part des gourous du PS, de l’AFP, du PDS, du PIT….qui ne sont pas exclus du “Wax Wakhet”.
Compétents, oui ils le sont tous car ils ont tous une formation initiale forte et la plupart d’entre eux ont même exercé le pouvoir. Ils ont contribué à ce que le Sénégal est devenu. C’est-à-dire un pays en ruine où les populations ont de moins en moins accès à l’eau, à l’école et à la santé publique….
Certains ont collaboré avec tous les pouvoirs corrompus et en ont profité pour bâtir leurs fortunes.

Ceci dit, en tant que membre de la commission de recrutement, un candidat attire mon attention. Il s’agit d’un homme qui, comme le disait Kéba Mbaye, a une tête bien formée et semble très bien éduqué. Il a exercé des compétences dans l’un des services les plus sensibles de notre pays: les impôts en combattant avec courage et abnégation le clientélisme et la corruption qui l’affectait particulièrement. Il a d’ailleurs sacrifié sa carrière personnelle pour l’intérêt général. C’est quand même un acte courageux et exemplaire au Sénégal pays où la course à l’enrichissement personnel prédomine.

Au regard de ces constatations, le profil de ce candidat me semble bon à retenir, toute idéologie mise à part en attendant que d’autres se manifestent et surtout les femmes. Car n’oublions pas que la règle de la gestion des ressources humaines (GRH) consiste à ce qu’il y ait toujours “une adéquation entre les emplois et les ressources. C’est-à-dire ente les postes et le profils des personnes qui les occupent.”

Tout cela n’est que de l’humour-conseil car ce qui compte c’est l’émergence du Sénégal.
Vive le Sénégal, vive la République
Momar-Sokhna DIOP Professeur d’économie gestion / Écrivain

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