ACCAPAREMENT DES TERRES La question de toute l’actualité

Ibrahima Sène du PIT (Parti de l’indépendance et du travail)
Ibrahima Sène du PIT (Parti de l’indépendance et du travail)
Ibrahima Sène du PIT (Parti de l’indépendance et du travail)

La Fondation Rosa Luxemburg et l’Africaine de Recherche et de Coopération pour l’Appui au Développement Endogène (ARCADE) ont une fois de plus, organisé, samedi dernier, une conférence sur l’épineuse question foncière. Ibrahima Sène du PIT (Parti de l’indépendance et du travail), militant engagé et conférencier du jour, a introduit le débat qui a suscité des réactions.

C’est dans le cadre des «samedis de l’économie» que la Fondation Rosa Luxemburg et l’Africaine de Recherche et de Coopération pour l’Appui au Développement Endogène (ARCADE) se sont intéressées, samedi dernier à la problématique de l’accaparement des terres au Sénégal et à son impact sur le devenir du monde rural, principalement agricole.
La rencontre avait en prélude trois documentaires présentant les préoccupations des populations sénégalaises face à l’agro business et aux bradages des terres aux autorités politico-religieuses du pays. «Les conflits liés aux questions foncières n’ont épargné pratiquement aucune région du Sénégal. La ruée vers la terre par des sociétés étrangères et des politiciens convertis en «agriculteurs» a entraîné une série de révoltes des populations dans plusieurs localités du pays», a souligné Moussa Dembélé, président de l’Arcade.

Le conférencier, Ibrahima Sène du PIT (Parti de l’indépendance et du travail), agro-économiste et auteur de plusieurs rapports annuels sur les politiques agricoles,  est revenu sur les causes de ces problèmes en faisant un balayage de 50 ans du paysage de politiques agricoles proposées par les différents régimes. «L’accaparement des terres au Sénégal ne date pas d’aujourd’hui, c’est une question de survie pour les populations rurales depuis l’époque du Président Senghor, elle est devenu plus sérieuse sous le règne d’Abdoul DIOUF, bien qu’avec quelques améliorations entre 1998-1999 en permettant l’accès à la terre pour les petits et moyens producteurs. Mais aujourd’hui on ne sait plus qui est habilité à céder les terres et on doit stopper cette forme de légalisation de l’accaparement des terres à laquelle nous assistons  dans notre pays», a t-il proposé.

Selon Marième Sow de ENDA, ce genre de rencontre doit être démultiplié «car la situation de l’accaparement des terres devient de plus en plus inquiétante, quand on sait que les engagements pris par l’Etat pour aller vers une réforme foncière ne sont pas traduits en actes concrets», souligne t-elle.

Et d’ajouter qu’elle constate la mise en place d’un certain nombre de projets sur lesquels il y a des réflexions qui sont engagées sur des propositions de distribution des terres et «je lance un appel aux autorités nationales et aux institutions internationales à avoir une démarche beaucoup plus transparente et cohérente dans la question foncière, avec le souci du devenir des générations futures», clame t-elle. Amadou C. Kanouté, directeur exécutif de l’Institut panafricaine pour la citoyenneté, les consommateurs et le développement (CICODEV Afrique) a également réagi sur les problèmes d’autosuffisance alimentaire, d’emploi et de durabilité des ressources naturelles. M. Kanouté est revenu sur la fonction première de la terre qui consiste à «nourrir les hommes et les bétails, abriter les populations, créer des richesses et il est urgent aujourd’hui de se concerter pour solutionner les préoccupations des populations sur la question foncière».

Les particpants ont, au terme du débat, exploré des pistes qui seraient susceptibles de préserver les intérêts fondamentaux des populations sur leurs terres tout en faisant de celles-ci un levier du développement économique et social du pays.

Aïcha Nougah SENE

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