Accusé de trafic d’influence: l’ancien ministre franco-togolais, Kofi Yamgnane entend s’expliquer devant la justice française

Accusé de trafic d’influence, l’ancien ministre français d’origine togolaise, Kofi Yamgnane est rentré lundi en France pour s’expliquer devant la justice française.
Accusé de trafic d’influence, l’ancien ministre français d’origine togolaise, Kofi Yamgnane est rentré lundi en France pour s’expliquer devant la justice française.
Accusé de trafic d’influence, l’ancien ministre français d’origine togolaise, Kofi Yamgnane est rentré lundi en France pour s’expliquer devant la justice française.

Accusé de trafic d’influence, l’ancien ministre français d’origine togolaise, Kofi Yamgnane est rentré lundi en France pour s’expliquer devant la justice française.

Le quotidien français Le Monde a indiqué mardi que Kofi Yamgnane qui ambitionne de briguer la présidence de la République au Togo souhaite que cette audition se fasse assez rapidement pour qu’il puisse retourner au Togo afin de préparer la campagne présidentielle.

Empêché de participer à l’élection présidentielle en 2010, l’ancien secrétaire d’État à l’Intégration en France, de 1991 à 1993 n’a jamais abandonné son ambition de diriger le Togo. Il le dit à qui veut l’entendre qu’il est l’alternative crédible pour la situation qui prévaut au Togo et compte ravir la vedette à Faure Gnassingbé en 2015.

Au même moment en France, il est impliqué dans une enquête impliquant également l’avocat Marcel Ceccaldi, l’escroc Christophe Rocancourt et l’ancien chef du GIGN français, Christian Prouteau. Arrivé à Paris lundi, Kofi Yamgnane parle d’une simple polémique sur ce sujet.

Le candidat déclaré à l’élection présidentielle au Togo est soupçonné d’avoir touché de l’argent en échange d’une promesse d’intervention auprès du ministère de l’Intérieur. Le Monde explique que la scène s’est déroulée le 29 janvier lors d’une soirée de levée de fonds pour la prochaine présidentielle togolaise. A cette soirée, Kofi Yamgnane aurait rencontré Marcel Ceccaldi, bien connu des cercles africains pour avoir défendu plusieurs chefs d’État, ainsi qu’une Marocaine de 26 ans, sans papiers, Asmaa Kartoubi.

« La jeune femme tend une enveloppe à l’homme politique. À l’intérieur, 3 000 euros en liquide. En échange, l’ancien ministre lui offre un exemplaire de son livre Afrique Introuvable Démocratie (Dialogues, 2013) », écrit le quotidien français relayé par Jeune Afrique.

Kofi Yamgnane aurait accepté d’intervenir, en échange, auprès du ministre de l’Intérieur français, Bernard Cazeneuve, afin de faciliter la régularisation de la jeune Marocaine.

Dans un rapport de la brigade de recherche et d’investigations financières (Brif) de la police judiciaire de Paris, daté du 8 octobre, il est évoqué des sommes remises par Asmaa et sa sœur Kawtar Kartoubi, «respectivement 6 000 et 10 000 euros en espèces à Marcel Ceccaldi, dont 3 000 et 5 000 euros destinés à ce que nous comprenions être un ministre africain [Kofi Yamgnane] et un employé véreux du service des étrangers de la Préfecture de police ».

On parle également des échanges de courriers et des écoutes de conversations téléphoniques entre les différents protagonistes, notamment dans le but de s’assurer que Kofi Yamgnane possède les informations nécessaires pour son rendez-vous avec M. Cazeneuve.

Les autres mis en cause, notamment Asmaa Kartoubi et Marcel Ceccaldi, auraient reconnu que le togolais a pris l’enveloppe qui devrait servir à financer sa campagne présidentielle au Togo en 2015.

En fin de compte, l’entrevue avec le ministre de l’Intérieur n’aurait pas eu lieu, selon l’entourage de Bernard Cazeneuve, et l’administration a d’ailleurs mis son veto à la régularisation de la jeune Marocaine. Le 5 mai 2014, une obligation de quitter le territoire français a été délivrée à l’encontre des deux sœurs.

Me Ceccaldi explique dans les Colonnes du journal Le Monde que lorsque les démarches ont échoué, 8 000 euros ont été restitués aux deux sœurs et dément Christophe Rocancourt qui affirme que l’argent n’a pas été reversé.

Kofi Yamgnane, qui venait de prendre quelques contacts avec les populations togolaises dans la perspective de 2015, veut s’expliquer sur la polémique et être entendu très rapidement.

Didier Assogba

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