Accusés d’enrichissement illicite à partir des fonds alloués au programme : Des responsables disent travailler dans un bénévolat absolu

Palais de Justice de DakarLe Programme Bawaan n’est pas une vache à lait pour les personnes qui y interviennent. Au contraire, les techniciens et autres ingénieurs qui font marcher le programme «malgré la rareté des ressources» le font avec «abnégation et dans le plus grand patriotisme». C’est en substance, la ligne de défense de certains responsables, interrogés par Le Quotidien. 

  Chérif Diop, directeur de l’exploitation de la météorologie de l’Anacim, par ailleurs superviseur du programme ainsi que Mamina Camara secrétaire général de la même agence, intervenant également dans le programme ont rejeté toutes les accusations portées à leur endroit. Pour eux d’ailleurs, c’est à force de sacrifices et de sacerdoces, qu’ils font marcher ce programme ô combien important pour le Sénégal.   Au moment où d’autres pays comme le Mali ou encore le Burkina Faso consentissent beaucoup d’efforts financiers, pour faire marcher leur programme des pluies provoquées, le Sénégal peine à mettre les moyens qu’il faut. Mais cela ne leur empêche pas d’avoir des «résultats enviables» aussi bien dans la gestion des inondations que dans l’augmentation des précipitations par ensemencement des nuages.

A propos de la planification des formations à l’étranger, qui fait jaser dans la boîte, les deux responsables sont sans équivoque : seuls ceux qui interviennent dans le programme sont bénéficiaires des formations. Même, ajoute Mamina Camara, des militaires et gendarmes ont joui de ces formations aux Etats-Unis ou encore au Maroc, parce qu’ils interviennent de façon remarquée dans la gestion des pluies provoquées.

«Ce n’est pas tout le monde qui peut prétendre à ces formations. Elles sont réservées aux personnes, qui jouent un rôle dans le programme», a insisté Mamina Camara, également représentant permanent du Sénégal à l’Organisation mondiale de la météorologie (Omm). Avant de faire remarquer que le programme n’a jamais de candidats quand il s’agit de s’engager dans l’aventure du ciel pour la provocation des pluies, mais quand il s’agit de renforcements de capacités à l’étranger, tout le monde est candidat.

Mamina Camara s’est aussi félicité du fait que le programme lui a permis de développer la météorologie maritime au Sénégal. Ce qui a un «grand impact» sur les pêcheurs du pays en ce qu’elle leur permet de disposer d’informations sur le mouvement de l’océan et des zones à risque. Bref, il estime que des résultats sont obtenus en dépit des «maigres moyens» dont le programme Bawaan dispose.

En ce qui concerne le général Pathé Seck, qui est à la tête du Comité national de coordination du programme et dont la présence est fortement décriée, Chérif Diop indique que l’ancien ministre de l’Intérieur a demandé depuis longtemps à être déchargé de cette tâche, depuis sa nomination comme Ambassadeur, il y a quelques années. Mais c’est à l’autorité de le décharger par arrêté, comme il l’avait fait en 2002, quand elle lui confiait la coordination du programme, en tant que Haut commandant de la Gendarmerie nationale.     Outre le général Seck, il faut rappeler que le comité de coordination est composé de la Direction de la météorologie nationale pour la Coordination technique.

Une tâche qui se résume entre la préparation, l’exécution et suivi des opérations, l’évaluation et recueil des informations, les recherches en matière de physique des nuages, les rapports périodiques ainsi que les équipements techniques.   Ensuite viennent la Direction du génie rural pour les ouvrages hydro agricoles, notamment les bassins de rétention, l’Armée de l’air pour la logistique aérienne (Avions, pilotes et mécaniciens), le ministère de l’Economie et des Finances pour la mobilisation des ressources, le ministère de la Recherche scientifique, le ministère de la Communication et le Centre du suivi écologique.

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