Acte 28 des gilets jaunes : nouveau record à la baisse de mobilisation

Le ministère de l’Intérieur n’a recensé que 12 500 manifestants sur la journée. À Amiens, “ville de Macron”, les forces de l’ordre ont tiré des grenades de gaz.
Malgré une mobilisation de plus en plus faible chaque samedi, de nombreux gilets jaunes poursuivent leurs manifestations hebdomadaires. À la veille des élections européennes, ils opéraient ce samedi l’acte 28 du mouvement. Un peu avant 19h, le ministère de l’Intérieur a recensé 12 500 manifestants sur toute la journée, soit la plus faible participation depuis le début du mouvement. La semaine dernière, ils étaient 15 500 sur toute la France, dont 1600 à Paris selon la même source. Des chiffres toujours contestés : de son côté, le groupe Facebook “Nombre jaune” en revendique 35 104 (contre 42 128 la semaine dernière).

À Paris, seule une manifestation a été officiellement déclarée dans la capitale, avec un départ de cortège en fin de matinée du cimetière du Père-Lachaise pour aller en direction du Sacré-Coeur. Ce samedi matin, le préfet de police de Paris déplorait le retour au principe des manifestations non déclarées de gilets jaunes et prévenait d’une “réaction ferme” en cas de débordements.

Quelques heurts à Paris et Amiens
À Amiens, entre 1200 gilets jaunes, selon la préfecture de la Somme, et 2000 selon les organisateurs ont également défilé, bien décidés à “aller chercher Macron chez lui”. “Puisqu’on nous empêche de prendre le palais de Macron, nous prendrons donc sa ville”, expliquent sur Facebook les organisateurs de l’événement.

Plusieurs personnalités, comme le député de la Somme François Ruffin, le comédien et ancien délégué CGT de Continental Xavier Mathieu, ou l’ex-Goodyear (CGT) Mickaël Wamen, étaient présents. Le centre-ville est resté interdit aux manifestants.

Si les manifestations se déroulent globalement dans le calme, quelques heurts ont éclaté à Paris où les forces de l’ordre ont fait usage de grenades lacrymogènes pour repousser les manifestants qui répondaient à l’appel lancé sur les réseaux sociaux par plusieurs figures des gilets jaunes, dont Eric Drouet, pour défiler à Paris sans signe distinctif. La situation s’est tendue en fin d’après-midi sur la place de la République : une trentaine de personnes ont jeté des projectiles sur les forces de l’ordre, qui ont répliqué avec du gaz lacrymogène.

À Amiens également, le Courrier Picard indique que les forces de l’ordre ont reçu des jets de cailloux, et ont répliqué par des tirs de gaz lacrymogène. Quelques personnes ont jeté des projectiles sur une agence bancaire et sur l’hôtel Carlton dans le secteur de la gare, et un abribus a également été vandalisé. Plusieurs commerces et banques s’étaient par ailleurs barricadés, tout comme la radio France Bleu Picardie.

Selon la préfecture de la Somme, une centaine de black blocs défile en tête de cortège, ajoute le quotidien régional. À 14 heures, la préfecture comptabilisait 18 interpellations, à la suite de contrôles préventifs. Parmi ces personnes, deux ont été placées en garde à vue pour détention de matériel offensif.

De nouvelles manifestations dimanche
À Strasbourg, théâtre d’une “convergence des luttes” entre gilets jaunes et marche pour le climat, plusieurs dizaines de gilets jaunes étaient présents dans le cortège pour l’environnement, composé selon la police d’environ 850 personnes. Lyon a aussi réuni manifestants gilets jaunes et militants de la cause climatique, comme à Nantes où jusqu’à 500 personnes ont défilé selon la police, ou Dijon (600 selon la préfecture).

À Montpellier, les manifestants ont également participé à une action avec les organisateurs de la Marche pour le climat sur la place de la Comédie, avant de partir défiler, rapporte Midi Libre. Environ 950 manifestants ont défilé dans le calme dans le chef-lieu de l’Hérault.

Des rassemblements ont également eu lieu à Rouen et au Havre, ainsi qu’à Lille, Marseille ou encore à Caen. D’autres manifestations sont aussi programmées pour dimanche : “l’Assemblée des Assemblées de Saint-Nazaire”, qui réunit plusieurs centaines de porte-parole du mouvement, appelle ainsi à converger vers Bruxelles “contre les institutions européennes et leur politique libérale”.

La semaine dernière, le mouvement des gilets jaunes avait connu alors sa plus faible mobilisation depuis novembre, avec 15 500 manifestants selon les chiffres du ministère de l’Intérieur. Parmi eux, seuls 1600 étaient rassemblés dans la capitale.

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Voici la chronique du 19 juin 2019

by bishba in CONTRIBUTION 0

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