ARABIE SAOUDITE : LES FEMMES ENFIN AUTORISÉES À VOYAGER SEULES… À UNE CONDITION

L’Arabie Saoudite est connue pour avoir un système patriarcal avancé. Les droits des femmes sont peu nombreux, voire quasi inexistants. Depuis l’arrivée au pouvoir du prince Mohammed Ben Salmane, le pays connaît une légère ouverture. Mais tout reste à faire.

“Un passeport sera délivré à tout ressortissant saoudien qui en fera la demande” a indiqué le journal gouvernemental Umm Al Qura. Cette décision pourrait sembler anodine, pourtant elle va permettre aux femmes saoudiennes de se déplacer et de quitter le territoire sans qu’un homme ne les accompagne. Le 1er août 2019 signe donc une nouvelle victoire pour les droits des femmes.

Un tutorat puissant

Bien que cette nouvelle enchante les Saoudiennes défenseuses de l’égalité homme-femme, plusieurs quotidiens du pays comme Okaz, proche du Gouvernement, rappelle que cette décision ne concernera que les femmes de vingt et un ans et plus. Ainsi, dans une famille saoudienne la mère et ses filles, dépassant ou ayant l’âge limite autorisé, pourront quitter le pays à leur gré, leur petite sœur non.

L’Arabie Saoudite représente un système où le tuteur a droit de regard et d’approbation. Les femmes doivent ainsi demander la permission à leur tuteur (père, mari ou membre masculin de la famille) pour travailler, se marier, se déplacer, renouveler leur passeport, éduquer leurs enfants ou s’éduquer elles-mêmes.

Pas à pas

Chaque année, les Saoudiennes se battent pour arracher ce qui leur revient de droit : leur liberté. Petit à petit, les droits des femmes s’affirment. Un an après l’obtention du droit de conduire, celui de voyager sans un homme pour les “garder” est un nouveau symbole d’émancipation fort pour ces femmes.

Depuis les Saoudiennes ont remporté d’autres victoires comme celles de pouvoir assister aux matchs de football ou encore de pouvoir prétendre à des emplois, jusque-là réservés aux hommes.

Si ces avancées ont rendu la vie plus simple pour beaucoup de femmes en Arabie Saoudite, le pays ultra-conservateur n’a toujours pas aboli ce système où l’homme a tous les droits sur la femme.